REVISITEZ VOS CLASSIQUES : Foret de Versailles – Etangs de la MINIERE

La forêt domaniale de Versailles s’étend sur plus de 1000 ha dans les Yvelines (78). Véritable patchwork de zones boisées imbriquées dans le tissu urbain, elle fait le bonheur des randonneurs, amateursVTT ou joggers franciliens . Voici un parcours d’une vingtaine de kilomètres entre étangs et collines.

Il est facile de rejoindre la forêt en transport en commun. La gare la plus proche est celle de Versailles-Chantier par la ligne N SNCF. Dès votre sortie, contournez la gare et piquez directement par la droite en direction du sud. Après avoir retraverser les voies, vous rejoindrez le GR11 en passant sous la N12 . Vous êtes alors dans le Bois du Cerf Volant et la route de Sabaques vous conduira à la Route de la Porte de la Minière et ses étangs.

Une longue balade de 20 km qui suit la Vallée de la Bièvre et ses étangs .

La première pièce d’eau rencontrée est l’ Etang de Geneste. Vous suivrez ce joli sentier jusqu’à la station d’épuration avant d’atteindre l ‘Etang du Val d’Or. La Route de la Fontaine Blanche suit les berges au bas de coteaux escarpés.

L’étang du Moulin du Renard

Il vous faut maintenant contourner le magnifique étang du Renard . Une fois sur l’autre berge , vous pourrez faire la pause déjeuner de cette randonnée sur l’aire de pique-nique qui domine l’étang .

Vous avez alors parcouru une dizaine de kilomètres et vous longerez les étangs sur l’autre rive pour retrouver le cour de la Bièvre pour reprendre un train sur la ligne du RER C qui traverse interminablement Paris . La balade jusqu’aux gare est agréable et suit un sentier bien propret.

Bois de la Garenne des Loges
Le magnifique viaduc de Buc bâti au XVIIe pour alimenter la capitale sous le règne de Louis XIV.

Téléchargez la trace de cette randonnée :

https://www.visugpx.com/kGjRwn61pF

Comme la plupart des forêts domaniales, celle de Versailles est également très bien balisée afin de se repérer sur les nombreux carrefours en étoile. La carte IGN ne sera pas de trop !

Randonnée relativement facile. Le week-end , durant les beaux jours, randonneurs, familles à poussette et VTT cohabitent parfois difficilement dans cette forêt très fréquentée

IDEE Rando tonique à fontainebleau 18 km -de gare à gare

Cette randonnée assez courte cache bien son jeu. Ce très beau parcours de seulement 18 km emprunte en effet les fameux sentiers Denecourt et cumule un joli dénivelé au final avec l’alternance de passages en terrain plat. C’est aussi de profiter de l’hiver pour découvrir des panoramas moins connus cachés par la végétation estivale. Cette randonnée se faufile entre les fameux rochers de gré qui peuvent être très glissant les jours pluvieux.

Cette randonnée de 18 km débute à l’arrêt en forêt de Fontainebleau et se termine à la gare d’Avon. Côté train, il y a un TER toutes les demi-heures environs jusqu’à la gare de Lyon.

Téléchargez la trace de cette randonnée :

https://www.visugpx.com/xazEXLLqr6

les marcheurs à Fontainebleau

FAC buissonnierE ET trek parigot un jour de revoLTE ordinaire

Inscrit cette année en auditeur libre à la faculté de Tolbiac en Licence 1 Géographie, je n’ai sans doute pas fait le meilleur choix. Le campus est depuis des mois au bord de la révolution. résultat : annulation de cours et pérégrination au long cours !

Ce matin-là, le site Pierre-Mendès-France de Paris I est une fois encore en effervescence, les étudiants restant très mobilisés contre la réforme des retraites. L’amphi  H vide, le cours magistral annulé vu la fréquentation insuffisante doit être remis à plus tard dixit le prof présent à l’entrée. Température fraiche, soleil radieux, je décide de rejoindre ma banlieue à pied depuis la station Olympiades de la Ligne 14. A  Paris, certains marchent les jours de grève des transports, moi, je marche les jours de blocage de fac. Chacun son truc.

Auditeur à la fac de Tolbiac, c’est déjà une aventure !!

Cette longue diagonale buissonnière qui se dessine est en fait providentielle et tombe à pic pour parfaire ma préparation physique en vue de mon 6e  chemin de Compostelle, entre Séville et Saint- Jacques, prévu en avril prochain. Parmi les autres prétextes plus ou moins crédibles, j‘ajouterai que « tout bon géographe doit être présent sur le terrain pour en cerner les aspects cachés ou les moins évidents à déchiffrer », selon notre prof de topologie

Parcourir Paris à pied est de loin la meilleure façon de découvrir voire redécouvrir la capitale. La densité de rues est telle que l’on peut varier les itinéraires à l’infini avec la certitude de trouver une boulangerie, un supermarché ou un bistrot à l’heure du déjeuner ou du goûter. D’ailleurs, je ne suis pas certain que ce genre de rando intramuros ait le moindre intérêt pour votre régime minceur !

Manufacture Nationale

Faible consolation, ce triste spectacle n’est pas offert aux regards des touristes chinois qui ont déserté la capitale, bloqués dans l’Empire du Milieu par une épidémie de coronavirus carabinée. (Nos visiteurs asiatiques représentant désormais 11% des touristes, le manque à gagner va plomber gravement les recettes. Aïe.)

Lors de cette remontée vers Bois-Colombes, j’opte pour une trajectoire nord-ouest pifométrique. L’essentiel étant de profiter de la balade sans rallonger l’itinéraire outre mesure. Celui-ci passe d’abord par la place d’Italie (XIIIe). Elle fait partie des cinq places relookées à l’initiative de madame Hidalgo, la maire locale dont l’objectif est de rendre la ville aux piétons. Cela ne va pas sans quelques désagréments pour les malheureux automobilistes coincés dans de nouveaux bouchons nés de ces chamboulements. Puis je bifurque par l’avenue des Gobelins.

Eglise St Etienne du Mont

Mais c’est le cours de l’histoire… et le cours de géographie étant annulé, je décide de faire quelques emplettes au Vieux Campeur dans le 5e arrondissement.

A l’approche des Halles

Mêmes les Parisiens les plus affûtés ne comprennent rien à l’organisation du Vieux Campeur, pourtant le magasin de référence et de sérieux en matière d’équipements de loisirs Nature.

. L’enseigne ne cesse d’ouvrir des locaux spécialisés, éparpillés dans tout le quartier depuis des décennies et d’en fermer certains. Mieux, les magasins changent de spécialités à chaque rentrée, un turn-over difficile à suivre… mais pas impossible ! Je traverse ensuite la Seine non sans avoir inspecter de loin les travaux de réparation de Notre-Dame après le gravissime incendie. L’édifice est désormais consolidé sous toutes les jointures et cerné de grues. Le parvis devrait être bientôt accessible.

Le parvis devrait être bientôt accessible. Quant à l’échéance d’une réouverture totale en 2024,  date des J.O, elle relève d’une pure utopie présidentielle qui fait marrer les spécialistes des monuments historiques. Puisque nous parlons d’architecture et des défis parisiens, je ne peux que me diriger vers les Halles pour aller une nouvelle fois admirer le forum recouvert de sa fameuse Canopée et ses nouveaux jardins. A part la couleur, j‘avoue que la réalisation de cette vague ondulante me plaît bien. La plongée dans les entrailles commerciales et le métro par ses nombreux escalators a quelques choses de vertigineux.

Le célèbre « trou des Halles » qui défia la chronique très longtemps semble donc avoir une véritable envergure. Les jardins très aérés lui donnent aussi une réelle respiration. Il fait bon désormais s’y balader sans craindre d’y croiser des dealers au coin d’un bosquet empestant l’urine. Enfin en  principe…

Le forum revêtu de sa canopée de verre et d’acier. Métamorphose plutôt réussie d’un quartier historique après des années d’errance et de polémiques.
La Bourse du commerce entièrement rénovée tout au bout du parvis des Halles , un endroit qui invite désormais les parisiens à la balade ou au farniente

Cette diagonale buissonnière se prolonge vers le quartier  l’Opéra. J’y accède en remontant la rue Sainte-Anne . Ce fut jadis, le cœur battant de la population gay parisienne avant qu’elle ne migre vers le Marais. Aujourd’hui la rue n’est plus qu’une litanie de restaurants  principalement japonais.

Je sais, je sais, en tant qu’élève géographe momentané, je devrais en principe chercher des explications sociologiques aux occupations successives des populations immigrées de la ville. Mais je me contente ce matin de traverser le décor entre les derniers vestiges du nouvel an chinois et les panneaux des soldes finissantes. Et puis ce parcours a au fond des allures plus touristiques que celle d’une exploration ethnographique !

La place des Victoires et sa couronne de boutiques de luxe et de décoration

Je  découvre au fil des rues des boutiques surprenantes pour le randonneur averti, comme ce « cordonnier Vibram »  de la rue des Petits-Champs qui étale en rayon une foule de chaussures aux semelles bien connues sur le marché. La traversée du XVIIe prolonge cette randonnée urbaine dans un univers aussi chic. Je suis loin des axes populaires du XVIIIe ou bobo du XXe arrondissement.

Le dôme d’entrée de la gare St Lazare Cours de Rome.

Le franchissement du périph à la porte des Ternes ne me fait pas changer de standing lorsque je rentre enfin dans Levallois-Perret. La ville de la Balkany family occupe une place de choix sur la première couronne. Avenues taillées au carré abritant de grandes sociétés comme Guerlain ou BASF, ou grosses agences de pub. Les groupes de presse ont tiré leur révérence depuis quelques années pour investir des communes aux loyers plus abordables leur offrant des niveaux de taxes défiant toute concurrence.

Le business local propulse à cette heure du déjeuner une masse de jeunes cadres branchés dans les fast-food et le kebab côtoie le resto bio. Je me pose dans le joli parc de la Planchette pour apaiser mes tibias martyrisés par le bitume depuis plus de 15 km avant de rejoindre les bords de Seine. Les urbanistes ont là aussi repoussé ou gommé les anciens docks et usines poussiéreuses désaffectées de naguère. Aires de jeux, promenades arborées, buvettes se succèdent le long du fleuve. Et dire que gamin je venais ici-même plonger dans les bassins de la piscine olympique de Levallois !

L’église St Odile plantée sur le boulevard des Maréchaux non loin de la Porte Champerret
La mairie de Levallois-Perret , fief du sulfureux couple Balkany.
FERS , la sculpture de bronze symbolisant la fin de l’esclavage . (De Driss Sans- Arcidet 2009)
le joli parc de la Planchette au cœur de Levallois .
La gare d’Asnières.

Arrivé sur l’autre rive, j’arrive en terre connue, à Asnières, ma ville natale, où j’ai passé mes quinze premières années – c’est vous dire. Le quartier de la gare s’est métamorphosé sous l’effet de la boboisation galopante. Cinéma l’Alcazar ripoliné, commerces de bon goût, école privée Sainte-Geneviève, tout y est . Dix minutes de train suffisent désormais pour rejoindre la gare Saint-Lazare en effaçant les frontières entre banlieue et capitale. . Je remonte le quartier Flachat qui me conduit à Bois-Colombes, ma destination finale. Ma montre connectée affiche 23 400 pas et une dépense de 1 240 kcal. Décidément le vocabulaire fitness me laisse perplexe. Alors disons que cette journée de révolte estudiantine à Tolbiac m’a offert une balade surprise de 16,7 km. Finalement, la vie d’étudiant d’un retraité n’est pas désagréable. Allez, continuez le combat !

Découvrez LES sentiers périurbains de Bordeaux

Le Sentier des Terres Communes, imaginé par Bruit du frigo, propose 300 km d’itinéraires de randonnée à travers la périphérie bordelaise sous la forme de 15 boucles jointives.

En 1999, Yvan Detraz, alors étudiant en architecture et co-fondateur de Bruit du frigo,  mène une expédition pédestre de 3 mois et 1000 km à travers la périphérie bordelaise pour cartographier les espaces délaissés et les chemins. Google map n’existe pas encore  et il progresse avec l’aide d’une simple carte IGN. Le but de cette mission visait à révéler le potentiel d’évasion du périurbain bordelais et à y développer l’itinérance

Les 15 boucles périurbaines totalisent 160 km de sentiers

De cette expérience fondatrice sont nés les concepts de Randonnée périurbaine et de Refuge périurbain. Si à cette époque, personne n’imaginait randonner au milieu des lotissements ou au bord de la rocade, aujourd’hui de plus en plus de curieux souhaitent découvrir leur ville autrement en s’aventurant dans les interstices de l’agglomération.

Les refuges périurbains, un concept innovant qui attirent de plus en plus de marcheurs en quête d’évasion.
Carte des refuges périurbains de Bordeaux
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Les refuges périurbains, un concept innovant qui attirent de plus en plus de marcheurs en quête d’évasion.
Carte des refuges périurbains de Bordeaux
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Rando 92 – La grande boucle naturo-urbaine du sud

Les randonnées en Ile-de-France conduisent au fil du temps à réinventer les itinéraires, à alterner les passages en forêt et en ville. Il faut alors se faufiler dans les espaces verts à travers les cités ou banlieues pavillonnaires qui forment ce patchwork si particulier de la région parisienne. Découverte sur 23 km de Meudon, Chatenay-Malabry et du Plessis-Robinson.

Rando Sport et Nature organisée et guidée par Geneviève le 2/2/20

rando mixte de 23 km , entre nature et décors périurbains.

Si la traversée de ce quartier n’est pas des plus excitantes, elle fera  néanmoins découvrir à certains l’ampleur de la cité conçue après la dernière guerre par l’architecte promoteur Ferdinand Pouillon, souvent très controversé, qui marqua son époque par son défi, celui de construire des centaines de logements en un temps records et au moindre coût. Ce passage dans l’immense complexe mêlant tours et espaces verts nous amène ensuite dans le Bois de Verrière, blotti entre Villacoublay et la Butte Rouge de Chatenay-Malabry

l’ensemble conçu par Ferdinand Pouillon à Meudon-la-forêt


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C’est ainsi l’occasion de revisiter des endroits moins fréquentés, de suivre des PR improbables qui sillonnent des coins de verdure sauvés par miracle de l’urbanisation forcenée. Toujours fidèle à notre concept d’un parcours de gare à gare, nous sommes partis cette fois de Paris Montparnasse pour rejoindre celle de Chaville Rive Gauche.  La première partie de cette randonnée de 23 km débute par une  première longue diagonale dans la forêt de Meudon aux abords de Viroflay avant de rejoindre Meudon-la-Forêt en enjambant la N118 par la passerelle, face à l’hôtel Ibis.

Téléchargez la trace de cette randonnée :

https://www.visugpx.com/rdOCvIXRt6

rando mixte de 23 km , entre nature et décors périurbains.

Si la traversée de ce quartier n’est pas des plus excitantes, elle fera  néanmoins découvrir à certains l’ampleur de la cité conçue après la dernière guerre par l’architecte promoteur Ferdinand Pouillon, souvent très controversé, qui marqua son époque par son défi, celui de construire des centaines de logements en un temps records et au moindre coût. Ce passage dans l’immense complexe mêlant tours et espaces verts nous amène ensuite dans le Bois de Verrière, blotti entre Villacoublay et la Butte Rouge de Chatenay-Malabry

l’ensemble conçu par Ferdinand Pouillon à Meudon-la-forêt


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Ca gazeran fort vers Rambouillet

Après un tour complet du GR1, Stéphane, guide endurant de Sport et Nature, nous proposait une large boucle de la forêt de Rambouillet au départ de la gare de Gazeran (78) . Retour sur une rando express de 27 km.

Marche ou grève, rien ne semble arrêter le randonneur parigot ! Après quelques semaines d’hibernation forcées, une bonne vingtaine de randonneurs ont répondu à l’invitation de notre ami Stéphane, guide intermittent, bénévole et endurant dans l’asso Sport et Nature. Ce parcours de 25 km théorique concocté en marge du massif principal alternait les passages en sous-bois et de longues traversées en plaine ainsi qu’un tronçon du GR655, le Chemin menant à Compostelle.

Une jolie boucle de 27 km entre les gares de Gazeran et Rambouillet

Après une sympathique errance au départ de Gazeran, tous s’attendaient à hériter du bonus kilométrique courant chez ce guide peu avare sur la distance. Avec un décollage vers 10h00, personne n’ignoraient non plus que tout idée d’un déjeuner vers midi relevait de la pure utopie voire du rêve. Il fallut donc attendre les 14h en tapant sur le stock de barres et autres gourmandises pour tenir le choc, d’autant que le rythme ne descendit que rarement sous les 4,5 km/h.

Lorsque le soleil réveille le décor , la randonnée en forêt retrouve de sa magie et réchauffe les âmes et les corps.

Les pauses ne furent pas légion, il ne fallait pas tarder vu le nombre restreint de trains de retour vers Paris. Cela n’empêcha nullement une halte obligatoire  afin de faire honneur au vin chaud préparé avec amour par Denis, véritable tradition hivernale chez Sport et Nature.  Notons que la présence de Denis et Stéphane au rhum arrangé explosif dans une même randonnée signifiait évidemment une montée d’alcoolémie sanguine inévitable. 

Le podomètre annonçait près de 14km, Stéphane jugea que le timing était respecté et que l’on méritait un pique-nique réparateur . Après une réhydratation au 13°, le  fameux rhum arrangé aussi digestif que ravageur, les randonneurs reprirent la route sous un joli soleil rasant. Nul trace de vent glacial balayant les plaines toutefois gorgées d’eau, pas de chasseurs menaçant non plus à l’horizon, la troupe s’étira sur des centaines de mètres.

Malgré un belle cadence et une fatigue bien gérée , on rata le train d’une minute à Rambouillet ! La demi-heure d’attente du prochain furent mises à profit pour un décrottage général de pompes sur le quai, une pratique hélas assez courante chez le randonneur peu scrupuleux dans les infrastructures SNCF, mais exemplaire une fois embarqué.

Parfois au détour d’un chemin, la vision enchanteresse d’un jardin tiré à quatre épingles.

De 25 km programmés , nous étions passés à 27 km , pas de quoi fouetter un guide enclin à plus de débordement lors de cette randonnée de reprise tonique et oxygénante .

Téléchargez la trace de cette randonnée: https://www.visugpx.com/XCESvZ8TB1

Randonner avec Sport et Nature : https://sportetnature.org/

 

Balade au Parc de La CourNeuve, LE poumon vert du 93

Randonnée hivernale de 15 km à la découverte du 3e plus vaste espace vert d’Ile-de-France, 417 ha dédiés aux loisirs et à la biodiversité en Seine-Saint-Denis.

Nous sommes en Seine-St-Denis, le Parc Georges Valbon l’espace vert le plus vaste après le Bois de Boulogne et le Bois de Vincennes s’étend sur 417 ha entre Garge-lès -Gonesse, Stains, La Courneuve et Dugny. Difficile d’imaginer le décor lorsque la Marne traçait là son cours jadis ! Dans les années 30 les cultures maraîchères nourrissaient la population parisienne grâce à une terre généreuse enrichie des alluvions transportées par les multiples rus. Toutefois la zone déjà très humide subissait crues et inondations et devint progressivement trop insalubre.

Une longue balade hivernale de 15 km à la découverte de ce parc artificiel qui abrite désormais une réserve naturelle
L’oeuvre des paysagistes, Gilbert Samel, Allain Provost John Whalley qui ont dessiné vallons et belvédères dès 1970

Le projet initial fut alors de créer un parc avec des voies de circulation automobile à l’image du Bois de Boulogne. Le paysagiste Albert Audas ouvrit ainsi une première tranche de 136 ha dans les années 70 . Or, avec la création du Conseil Général de Seine-Seine-Denis, le projet s’orientera désormais vers un univers totalement protégé et voué aux loisirs et à la nature. Les paysagistes John Whalley et Gilbert Samel vont transformé progressivement cette ex zone marécageuse en un décor vallonné .

téléchargez la trace de cette balade https://www.visugpx.com/rAq9sOFOHB

Une passerelle stylisée réalisée par un artiste en 1989
Un labyrinthe pour enfant
La héronnière accueille de nombreux couples d’échassiers en migration
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Une passerelle stylisée réalisée par un artiste en 1989
Un labyrinthe pour enfant
La héronnière accueille de nombreux couples d’échassiers en migration
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Special rando 92 : Meudon et clamart

Proches de la capitale, tout en sous-bois, vallonnés à souhait , les deux domaines font le bonheur des randonneurs parisiens.

Nul besoin d’aller très loin pour profiter d’un vaste domaine boisé à souhait pour improviser de belles randonnées et ce sur des parcours très variés. Celui-ci, long de 18 km débute non loin de la gare de Chaville Rive Gauche. Le GR22 s’élève jusqu’au sommet du plateau de Meudon. Cette forêt étant partagée par la N118 , vous disposez de deux points de passage pour y circuler de part et d’autre.

Téléchargez la trace de cette randonnée : https://www.visugpx.com/DPfgA8JR2t

randonnée Meudon et Clamart
Un très beau parcours de 18 km qui offrira aux sportifs de bons dénivelés. Cette portion fait d’ailleurs partie de la fameuse Bossapas ,

Meudon se distingue par de longues allées rectilignes et des sentiers qui plongent vers les trois étangs à la frontière avec le Bois de Clamart. Vous y ferez peut être une pause dans l’un des deux restaurants perdus en pleine nature avant de poursuivre votre sortie : le Relai des pêcheurs et la Terrasses.

Il faudra près de deux heures pour boucler votre tour de la forêt de Clamart. Le terrain est par endroit très vallonné et vous découvrirez les villes de Sèvres et Paris du haut de beaux belvédères . Le retour vers votre point de départ à Chaville passe par le restaurant les Terrasses , puis par le second passage cette fois sous la nationale.

Rando de grève : Fausses Reposes mais Ville d’Avray !

Serait-ce les grèves parisiennes qui me montent à la tête où la  température clémente de cette fin d’automne qui me donne la fièvre au point de vous affliger d’un tel titre  ?!  Il faut dire qu’après un mois de repos forcé, je sors l’esprit ramolli  d’une pré-hibernation convalescente  afin de rejoindre les bois aux alentours de la capitale en état de siège syndical et renouer avec la randonnée  en solo. Qu’importe si je connaissais cette forêt de Fausses Reposes et les étangs de Carot à Ville d’Avray dans leurs moindres sentiers, je me suis contenté  d’égrener les kilomètres  avec un vrai  plaisir,  de regarder cette nature familière se mettre au repos en abandonnant sa parure encore si exubérante  quelques jours auparavant. Les chemins se sont tapissés de feuilles des chênes, de tilleuls ou  de bouleaux en lente décomposition.Bref le grand confort du randonneur. Les forestiers ont débuté le grand ménage de saison. Les dernières tempêtes ont bouleversé  le paysage et des troncs encombrent ici là les GR et PR .  Cet épouillage, ce dépouillement me révèlent de nouvelles lignes de perpective, celles  des reliefs torturés de ma dernière Bossapas, cette rando sportive du 92.  Je traverse les Haras de Jardy  en extra-terrestre discret . Le look randonneur tranche avec celui des jeunes cavaliers bottes de cuir et culotte blanche. Je passe rapidement  au milieu de ce complexe équestre tiré à quatre épingle décoré aux couleurs de Noël.  Un sous-terrain me conduit à une porte de sortie des haras vers  la forêt et je reprends le  chemin qui mène à la frontière de  Versailles. Fausses Reposes ressemble à une cuvette, un véritable cadeau pour les VTT et adeptes du trail, un moment dur pour les gambettes des bambins à peine débarrassés des roulettes  de leur vélo !!  Aujourd’hui  la boue décuple leur effort et leur plaisir, ça patine plutôt et les bâtons de marche ne sont pas de trop. Mes sticks en carbone transpercent le tapis végétal, se heurtent aux racines et aux pierres sournoises. Je reconnais les pièges de ces sorties d’hiver lorsque le sol alterne entre la dureté de la terre gelée et l’âpreté  de la glaise collante. Après une boucle de 12 km faits de sentiers et de larges allées, me revoici aux étangs, l’endroit idéal pour prendre un pique-nique réparateur à l’abri d’une brise fraîche de sud-ouest annonciatrice de la prochaine dégradation météo. La dose prescrite n’étant pas atteinte, j’opte pour un tour dans le domaine de Saint-Cloud après un café en Ville d’Avray dans une épicerie fine et son « Espace de convivialité » . Accueil chic, clientèle du dimanche en shopping de fête, expresso au bar à 2,30€ …le randonneur en guêtres terreuses assure le spectacle , le récit de mon programme de  20 km en une seule journée (si si ) suscite l’admiration collective. Salutations et politesse de rigueur, je quitte l’escale douillette et remonte l’avenue qui mène à l’entrée ouest du Parc de Saint cloud. Les allées majestueuses se perdent ici sur les quatre horizons. En marchant plein Est j’atteins le belvédère qui surplombe la Seine, Boulogne et plus loin la mégapole d’où émerge la Tour Eiffel et le quartier du front de Seine. Un groupe de randonneurs  coiffés de la toque rouge du père Noël se sont installés sue les bancs face au panorama et en finissent avec leur déjeuner. Les clubs de rando senior + raffolent du folklore et des traditions. Le podomètre affiche 16km , il est près de 15h, le soleil décline et je dois rejoindre le parking des étangs où j’ai laissé mon scooter. Je choisis de revenir en empruntant une portion du GR1 qui mène à la Porte Blanche du domaine et puis Marne-La-Coquette. La ville au décors de cinéma semble endormie dans un silence dominical que rien ne peut troubler. Peu après la mairie , je bifurque sur la gauche pour attraper le GR2, puis contourner le cimetière communal qui s’étend en pente douce jusqu’à l’orée du  bois. Je reprends la bécane et quitte Ville d’Avray . La lumière de cette fin journée inonde sur ma route La Seine Musicale , immense bulbe de verre et d’acier  posé là sur son île, je savoure la fluidité des quais car  les quais les parisiens ne sont pas encore sur le retour , et surprise, quelques  du tramway T2   filent vers la Défense. Le temps d’oublier que les grèves replongeront demain ce décor  paisible …dans l’enfer des embouteillages géants !

Téléchargez la trace de cette randonnée  :  https://www.visugpx.com/ZWjFzsqgmv

Joies et douleurs du marcheur en milieu urbain

Joies et douleurs du marcheur en milieu urbain

Trottoirs encombrés de voitures , quartiers enclavés entre autoroutes et voies de chemin de fer , voies de trafic intense infranchissables, la vie du  marcheur des villes n’est pas une sinécure . L’arrivée du Grand Paris dans la prochaine décennie saura-t-elle lui faire une place ? 

A l’heure où l’on prône l’abandon de la voiture en ville au profit de la marche à pied ou du vélo, des urbanistes, architectes, chercheurs, philosophes ou sociologues réunis lors d’une conférence sur le thème Les piétons du Grand Paris dressent un constat alarmant et mettent les auteurs de ce projet colossal devant leurs responsabilités : se déplacer à pied notamment en Ile-de-France s’avère déjà être une galère. Qu’en sera-il lorsque le GPE sera opérationnel d’ici à une dizaine d’années ? Avant de répondre à ces interrogations, les conférenciers choisirent de définir et cadrer la marche urbaine par le biais de divers travaux sur le sujet. Après l’intervention de Guy-Pierre Chomette, reporter, auteur du livre Le Piéton et le Grand Paris, Marie-Hélène Bacqué, sociologue, est revenue sur son immersion dans le RER B sur les traces de François Maspiro. Trente ans auparavant, il se penchait déjà sur les trajets, les territoires de ces marcheurs quotidiens, une mosaïque multiculturelle de travailleurs immergée sur cette ligne emblématique de la région parisienne. L’émergence de la marche en milieu urbain a aussi inspiré le philosophe Frédéric Gros. Dans son livre « Marcher, une philosophie », il dresse le portrait de ces arpenteurs de métropole dont les pérégrinations n’ont rien à voir, explique-t-il, avec la flânerie. Et d’ajouter : « Le randonneur est contre la modernité, le flâneur périurbain subvertit la ville mais avec plus d’agilité d’esprit, il rapine des images et fait exister le Grand Paris, une expérience qu’il qualifie de « nouveau vertige« . » Derrière ces considérations artistiques et philosophiques assez angéliques sur le marcheur des villes se cache une  réalité moins reluisante. Dominique Alsa, architecte et directrice générale de l’Atelier Parisien d’Urbanisme, tire une première sonnette d’alarme lors de son intervention : « Aujourd’hui on comptabilise 40 millions par jour de déplacements. Les Franciliens, dont une majorité de collégiens et lycéens,  totalisent 8 millions de km à pied dans un environnement du Grand Paris peu adapté à cette pratique. » Elle dénonce ainsi le manque de trottoirs, la largeur de la majorité des rues inférieure à 12 mètres, etc. L’architecte consultante auprès de Grand Paris Express terminera son exposé sur une révélation cinglante : « On construit actuellement 68 gares sans avoir réellement pensé aux rues pour s’y rendre à pied ! » Notre marcheur urbain et son cousin le cycliste connaissent actuellement des « moments de vie intense » dans ces métropoles si mal aménagées pour eux. Dans son ouvrage intitulé La Ville morcelée – Effets de coupures en milieu urbain Frédéric Héran enfonce le clou. Il a déterminé ainsi quatre types de coupure principaux qui compliquent la vie de ce marcheur et de ce cycliste.

La coupure linéaire : il s’agit des autoroutes, des fleuves et des voies ferrées, autant d’obstacles infranchissables. Le marcheur doit alors faire des kilomètres supplémentaires pour trouver le pont ou le tunnel providentiel.

– La barrière de trafic : Ce concept très anglo-saxon concerne les axes surchargés de circulation, des automobilistes lancés à pleine vitesse. Leur franchissement peut s’avérer parfois difficile voire suicidaire !

Marcher parfois plusieurs kilomètres pour trouver une passerelle.

– Les voies impraticables : Le marcheur se heurte ici au manque drastique de trottoirs l’obligeant à prendre des risques en longeant des routes ou encore à contourner des véhicules en stationnement sur des trottoirs étriqués. Sans parler de l’absence totale de pistes cyclables et des ces voies tracées à contre-sens dans certaines rues, véritables couloirs de la mort pour les deux-roues !

– Les coupures surfaciques : La forte urbanisation empiète chaque jour un peu plus sur la continuité des parcours de randonnée ou plus simplement des trajets piétonniers. Hôpitaux, cimetières, nouvelles gares viennent ici entraver leur progression et les obligent à des contournements parfois hallucinants.

Après de nombreux mois d’études sur le terrain à travers toute la France,  Frédéric Héran nous livre son verdict : « En fait, tous ces types de coupures s’entremêlent, un constat déjà énoncé dans mon précédent bouquin  « Les quartiers enclavés ». J’avais alors répertorié pas moins de 21 secteurs véritablement encerclés de coupure en Seine-Saint-Denis ! » Ce département du 93 est sans conteste le royaume de la coupure, suivi de près par le 94 (Val de Marne) et le 92 (Hauts-de-Seine). L’unique responsable de ces maux est la vitesse ! Et la distance devient un lourd problème pour les non-motorisés. Alors que le Grand Paris Express sort de terre (ou plutôt s’y enfonce en mode souterrain), se pose déjà la question de l’inter-modalité. Car la  naissance des 68 nouvelles gares va entraîner une densification de  population à leurs abords. Georgina Mendès de la société Grand Paris est consciente de l’enjeu : « Nous devons assurer la continuité des parcours des piétons depuis les gares, intégrer ce qui existe déjà et travailler sur la lisibilité de ces parcours en créant de véritables itinéraires. »

Marcheurs, restez optimistes mais vigilants ! Votre avenir est sans doute entre de bonnes mains. Nous autres randonneurs périurbains continuons d’explorer ces friches, ces no man’s lands, ces espaces éphémères en mutation. Nous guettons avec impatience l’arrivée du  » Sentier métropolitain  » L’itinéraire proposé par le Sentier du Grand Paris, long de près de 400 km et adossé aux futures gares du Grand Paris Express, aux gares RER et aux stations de tram et de métro, permettra ainsi de relier plus d’une centaine de communes des petite et grande couronnes parisiennes, offrant à découvrir un véritable patchwork urbain, composé de paysages hétéroclites et fragmentés. Nous verrons alors si les messages des experts cités ont eu un impact sur le quotidien de cette espèce de bipèdes vouée à la lenteur !

Liens pour en savoir davantage : 

Enlarge your Paris

Société du grand Paris

Le voyage métropolitain

Le sentier du grand Paris

Le site pratique de toutes les randonnées par Richard Kirsch

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