Archives du mot-clé rando Isle-Adam

Randonner dans l’Oise : game Auvers à Isle Adam !

Grand classique de la randonnée francilienne, ce bel itinéraire aux abords du Parc Naturel du Vexin vous entraînera sur quelques kilomètres le long de l’Oise vers le berceau de l’Impressionnisme, jusqu’à l’incontournable Auvers/Oise. Le petit bourg a pris depuis quelques années des allures de musée et vous n’échapperez pas au passage devant la résidence de Vincent Van Gogh. Une autre  balade  totalement dédiée à la peinture de cette période est préférable pour venir sur la trace des célèbres artistes séduits par la lumière de cette région . Cette randonnée très agréable de 24 km  assez facile alterne entre les parties boisées et des passages en plaine. Vous pourrez trouvez un peu de ravitaillement au besoin à Nesles-Vallée. Côté pratique, l’accès à ce parcours en boucle au départ de la gare  L’Isle Adam/Parmain, se fait depuis  la Gare du Nord. (Navigo ou Mobilis Zone 1-5).

Téléchargez la trace de  cette randonnée

Rando Isle-Adam et Auvers-sur-Oise

Une rando-marathon, 13 filles au taquet, un guide radical et moi et moi et moi

L’oise à l’Isle Adam
Trois grâces en extase devant un abreuvoir !

« De l’Isle Adam à Luzarches, 32 km à allure soutenue guidée par Stéphane« . Je compris immédiatement  que la randonnée proposée par Sport et Nature ce jour-là réunissait tous les ingrédients pour repousser nos limites habituelles, sachant qu’au-delà de 30 km et à 4,5 km/h en continu la fin de parcours se ferait  dans la douleur. Et puis c’était Stéphane. La réputation de cet accompagnateur radical n’est plus à faire. Ce mec  sympa  a rayé depuis longtemps les termes compassion et diminution de parcours de son vocabulaire de meneur. Seul compte le respect du programme annoncé. Mou du genoux s’abstenir ! Quelques mois auparavant des randonneurs de l’association avaient pu vérifier cette réputation lors d’un retour vers Paris plutôt rock ‘n roll.  Ça débuta par  une course contre la montre durant les trois derniers kilomètres pour attraper un train, suivie d’une montée acrobatique dans une mauvaise rame. Épuisement collectif, la journée déjà éprouvante se solda par un retour vers les 22 heures ! Record battu .
Vu la distance non négociable, le rythme imposé et malgré une météo plus que clémente, seulement quatorze randonneurs répondirent présent au rendez-vous de la Gare du Nord. Treize filles, le guide et votre serviteur. Dès le départ de la gare de l’Isle Adam-Parmain, mes craintes se confirmaient, d’autant que le groupe de tueuses mené par Stéphane partit à fond le long de l’Oise. Comment allais-je pouvoir tenir la cadence infernale sur 32 km derrière cette meute gonflée à bloc ? Stéphanie dans mes pas, une baroudeuse de l’asso qui connaissait la musique pour avoir fait les 40 km du Mont Saint-Michel avec lui, je laissais filer et pris le temps du warm up habituel. (Il me faut bien 6 à 8 km pour atteindre ma vitesse de croisière.) Nous n’étions pas les seuls à trainasser en queue de peloton. Dès le briefing j’avais remarqué  Émilie, une nouvelle venue plutôt fluette et chaussée de simples tennis. J’essayais d’écarter mes a priori relatifs à l’équipement douteux de certains randonneurs, mais par expérience je savais qu’elle allait connaître de vrais soucis sur une telle distance. Il fallut pas moins de 16 km et la pause déjeuner au bord d’un étang baigné de soleil pour que le groupe mette enfin un bémol à cette marche rapide. Heureusement ce beau parcours en forêt ne présentait pas  de grosses difficultés si ce n’est quelques bosses, histoire de nous rappeler que ce tour de l’Ile-de-France

Un ultime massage au Baume du Tigre pour Emilie avant de reprendre le train à Viarmes

sur le GR1 est loin d’être plat ou monotone. Après une heure de repos, le rhum arrangé de Stéphane, la ronde copieuse des desserts , chacun réalisa qu’il fallait marcher encore la même distance, soit 16 km, donc abandonner ce rythme proche du Nordic walking !  A la reprise, Emilie , les muscles refroidis, comprit dès les premiers pas que la rando en tennis n’était pas le meilleur choix. Je fouillais dans ma pharmacie pour lui offrir de l’Advil et calmer ses contractures jusqu’ à la gare la plus proche et prévenais Stéphane. Le guide m’écouta, étudia la carte, nous étions au milieu de la forêt de Carnelle, la gare de Viarmes semblait la solution la moins pire pour Émilie. Miracle, il consentit à dérouter le groupe  ! (On n’en revient toujours pas).  Elle tint la distance grâce aux 400 mg d’ibuprofène jusqu’à destination puis une petite randonneuse thaïlandaise sortit de son sac toutes sortes de baumes exotiques , une copine un peu kiné lui administra un ultime massage avant que le groupe l’abandonne en ville avec une autre fille. Mais Stéphane n’ avait pas du tout renoncé à ses principes , 32 km c’est 32 km ! Alors il nous entraîna plein nord  jusqu’ à l’ abbaye de Royaumont afin de remplir le contrat. En franchissant la voie ferrée, on regarda  s’éloigner la gare de Seugy distante de quelques centaines de mètres. Luzarches était encore si loin, comme la plupart d’entre nous j’aurais bien repris le train ici ou une bière dans un de ces bistrots paumés de grande banlieue plombés par l’ennui. Ni pense même pas pauvre nain me suis-je dit, tu as signé et  puis hors de question de perdre la face devant les douze amazones sous perfusion d’adrénaline ou dopées aux amandes ou autres barres de céréales survitaminées. Après ce changement de parcours et une courte halte sans intérêt à Royaumont, un rien fatigué Stéphane perdit un peu de sa lucidité et son chemin, d’autant que sa portion de carte avait atteint les limites de lecture du tracé. Lors d’un contrôle GPS sur  App Iphigénie de mon Iphone, je me mis à douter de son choix  vers le sud. Après concertation, il accepta de prendre une route directe vers Luzarches  en  évitant une rallonge aussi pénible qu’inutile sur une variante du GR1. Il était près de 17h, on avait eu notre dose,  plusieurs me demandaient quelle véritable distance affichait le compteur. Coup d’œil sur le podomètre-bracelet et le GPS, nous avions parcouru plus de 34 km !  L’ heure de train jusqu’à la gare du Nord me plongea dans un demi-sommeil, rincé mais content.

Cette belle rando marque la 6e étape du GR1. Il nous reste encore de nombreux dimanches pour boucler les 670 km de ce sentier historique qui encercle Paris. Sachant qu’avec Stéphane, on devra parfois pousser plus loin la machine ! Le prix à payer pour progresser.

Téléchargez la trace GPS ICI

Idée rando : mettez vous Auvers sur l’Oise (95) 27 km

un parcours de 27 km très boisé sans difficulté.
Le GR1 suit ici l’Oise sur quelques kilomètres

Paris s’est vidé de ses habitants, les touristes ont investi la Capitale soumise aux caprices d’un été alternant épisodes caniculaires et polaires. L’ile de France ouvre ses grandes espaces désertés aux randonneurs parigots. Notre copine Chantale nouvelle guide de Sport et Nature nous invite à découvrir la partie Est du Vexin au départ de la gare de L’Isle-Adam. La locale de St Leu a concocté une boucle de 24 km sur le papier. Nous en ferons 27, mais qu’importe, le parcours en valait la peine. La bonne idée fut de renoncer de commencer cette randonnée par  la forêt de l’Isle-Adam, tellement connue, mais de suivre l’Oise sur une longue boucle jusqu’à Champagne (sur Oise , of course ) et de traverser le Bois de la Tour du Lay en suivant notamment le GR1. Ce sentier qui encercle la région parisienne passe ici par Nesles-La-Vallée. Le charmant village nous accueille pour un pique-nique mérité sur la berge d’un canal verdoyant après 13 km menés à un bon rythme. Afin d’éviter un long passage dans la plaine, Chantal a choisi de descendre plein sud par un long goulet de verdure  ou s’enchaînent les Bois des Vignes, le Bois des Cocus (!), le Bois le Roi et qui se termine par la Côte de la Thibaude. Ce superbe chemin conduit à Auvers-sur-Oise, une destination beaucoup plus fréquentée ce dimanche. Si la présence de Van Gogh reste omniprésente bien sûr, le château, les terrasses des cafés et le calme des bords de l’Oise en font une idée de balade très accessible depuis Paris et passionnante. Une partie du groupe reprendra le train ici, le reste continuera en franchissant l’affluent de la Seine jusqu’à la gare de Mériel. C’est ici que Jean Gabin a grandi avant de devenir  l’immense acteur que l’on connaît. La ville lui a dédié un musée discret non loin du chemin de halage. Cet itinéraire ne présente pas de difficulté si ce n’est ses 27 km. Il permet de découvrir quelques perles du Vexin, un parc naturel classé vaste de 65.000 hectares regroupant 66 communes, une voie romaine sublime ainsi que des vestiges historiques remontant à 2500 ans avant J.C.  A parcourir sans modération.

panorama du Vexin
Le musée Jean Gabin à Mériel
Ici vécu Van Gogh à Auvers-sur-Oise
Demeure et restaurant de charme
La mûre toujours la mûre !
Nesle-La-Vallée
Un pollissoir de silex datant de 2500 ans avant JC découvert en 1969.

Télécharge la trace GPS de cette randonnée :  ICI