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20 belles randonnées entre rivières et canaux d’Ile-de-France

Rien de plus bucolique, romantique voir  exotique que de randonner le long des cours d’eau et des canaux d’Ile-de-France . Voici une vingtaine de parcours, tous testés,  avec parfois quelques aventures inattendues .

cliquez sur les cartes pour découvrir les itinéraires et sur les titres pour lire descriptions et récits . Bonne balade !

Yvette et Orsay,  duo de charme de la rando francilienne (78 & 91)

La boucle du Grand Morin (77)

Rando découverte du Vexin depuis Vaux sur Seine (95)

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Yvette ET ORSAY, duo de charme de la rando francilienne

Bien desservies par le RER B, la vallée de Chevreuse et celles des rivières du bassin de la Meauldre comme  l’Yvette ainsi que le plateau d’Orsay très boisé  constituent un formidable terrain de jeu pour les randonneurs d’Ile-de-France.  De nombreux  chemins parfaitement balisés vous permettront de tracer facilement une foule d’itinéraires dans cet espace à cheval sur les départements des Yvelines et de l’Essonne. Vous emprunterez  peut-être le GR655 Ouest qui  vous menera tout droit vers Compostelle ! Programme plus modeste, au départ de la gare du Guichet,  je vous propose ce magnifique parcours d’une vingtaine de kilomètres particulièrement varié pour en découvrir toutes les facettes. Lors de cette balade vous traverserez le campus d’Orsay, l’un des cinq sites de l’université Paris-Sud, qui s’étend sur la commune d’Orsay mais aussi de Bures-sur-Yvette et de Gif-sur-Yvette, dans l’Essonne, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Paris. Il accueille plus de 13 000 étudiants et 1 700 enseignants-chercheurs.  Ses nombreux bâtiments d’enseignement et ses 60 laboratoires de recherche se répartissent sur 200 hectares de bois contenant de nombreuses espèces rares (source Wikipedia). Lors de cette longue balade, vous découvrirez deux autres endroits originaux. Tout d’abord la carrière de  La Troche. Cette entreprise  appartenait à la famille Pigeon à la fin du XIXème siècle. Elle y employait 25 à 30 ouvriers dans la fabrication des pavés parisiens d’une vingtaine de tailles différentes.  Le travail s’interrompait au moment des moissons car les carriers, très souvent, étaient aussi ouvriers agricoles. La production était descendue à Paris deux fois par jour depuis la gare de Lozère, dès 1867, par des charrettes tirées par 3 chevaux et chargées de 120 pavés (environ 2 tonnes). Puis en 1891 elle fut acheminée  sur des wagons grâce à une voie supplémentaire créée pour les marchandises. La carrière ferma ses portes en 1937. Située  à l’intérieur du parc Eugène-Chanlon, elle fait désormais le bonheur des grimpeurs qui profitent des trois voies sécurisées de niveau 4 à 8. Hasard, l’autre site remarquable concerne aussi l’escalade mais d’une façon plus inattendue. Le viaduc des Fauvettes se situe dans le vallon verdoyant et sauvage du ruisseau d’Angoulême entre forêt de châtaigniers et prairies. Il s’agit d’un viaduc ferroviaire désaffecté depuis la guerre de 1939-1945 sur lequel passe désormais votre  chemin de randonnée. Ce viaduc est essentiellement constitué de meulière très caverneuse,  une roche qui a en effet permis le tracé d’itinéraires d’escalade originaux et très diversifiés ; l’ouvrage propose plus de 130 voies  de 10 à 36 mètres de hauteur, dont plusieurs réservées aux enfants..A vos gratons !

Malgré les apparences cette randonnée s’avèrera un peu sportive avec un dénivelé cumulé de presque 1 000 m et un nombre d’escaliers surprenant !

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Balade d’Yerres et d’aujourd’hui au fil de l’eau

Moins connue et plus sage que l’Essonne, l’Yerres prend sa source à Guérard au nord  du hameau de Courbon. Elle coule  ainsi des jours paisibles sur près de 100 km avant de rejoindre la Seine à Villeneuve-St-Georges (91). Ce bassin fluvial de 1 000 km2 soumis longtemps aux fortes crues s’assèche et fait désormais place à la poussée urbaine. La réserve de biodiversité issue des zones humides se réduit hélas d’année en année. Afin de préserver ce patrimoine et sauvegarder les traces de son histoire, la SYAGE (Syndicat mixte pour l’Assainissement et la Gestion des Eaux du bassin versant de l’Yerres) a participé à l’aménagement des berges et de plusieurs ouvrages : la Liaison Verte. Aujourd’hui le public profite d’une jolie balade d’un douzaine de kilomètres de Boussy-St-Antoine jusqu’à Montgeron (ou inversement !) à parcourir à pied ou à vélo. L’itinéraire balisé en jaune et rouge suit au plus près cette rivière paisible d’une profondeur de 1 à 6 m. A certains passages, elle se réduit à un ru, puis soudain reprend de l’ampleur au gré de ses méandres. Ici et là quelques pécheurs tentent leur chance entre les nénuphars. Les barques de jadis semblent endormies elles aussi sous les abris de bois. Il faut qu’une base de canoë apparaisse subitement pour nous  ramener au début du XIXe siècle, période où la Yerres fut un lieu de détente et d’inspiration pour les peintres impressionnistes comme Corot et plus encore Gustave Caillebotte. Son tableau des pagayeurs sur leur Périssoire est l’un de ses chef-d’œuvres. De 1860 à 1879, l’artiste et architecte naval mondialement connu séjourna sur les rives de l’Yerres dans une villa néo-classique  aujourd’hui restaurée à l’identique par une association de soutien et par le Mobilier national jusque dans ses moindres détails. Le parc ouvert au public et le potager à vocation pédagogique, animé par une vingtaine de jardiniers bénévoles,  attirent toute l’année de nombreux visiteurs en quête de verdure et les scolaires. Une petite orangerie et une ancienne ferme modernisée accueillent  régulièrement des expositions temporaires de peintres et sculpteurs. Cette longue promenade, plutôt boisée, reste comme une  étroite brèche de nature en pleine banlieue où il fait bon pique-niquer ou déjeuner à la terrasse du restaurant du Pavillon de l’île, à Brunoy. Parfois l’Yerres s’éparpille sous forme de petites îles reliées entre elles par une série de passerelles. Des vestiges de moulins, quelques barrages témoignent de son débit d’antan.

Enfin, nul besoin de voiture pour se rendre sur les bords de l’Yerres. La ligne D du RER et la ligne R SNCF desservent toutes les gares de ce parcours dont chacun modulera la distance… au gré de ses envies.

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Rando-story : le céréales killer a encore frappé

Chaude balade de 28 km par les plaines céréalières de l’Essonnes.

 Il était une fois, une horde de marcheurs qui foulait de son pas lourd tous les sentiers de la région depuis des années, au-delà des frontières de la ville.

Aucun chemin ne leur avait jusqu’alors échappé. Cette dernière décennie, ils ont parcouru plus de kilomètres cumulés que vous ne le ferez jamais. Rien ne semblait pouvoir les arrêter, ni la canicule, ni la pluie, ni le froid et encore moins des distances indécentes. Chaque dimanche, des trains grinçants venus des gares centrales de la mégapole les déposaient dans des lieux improbables, des banlieues oubliées ou parfois même au milieu de nulle part, en pleine forêt. Une fois débarqués sur le quai, un chef donnait ses consignes. Ce n’était jamais le même à chaque mission. Au moment du départ, peu d’entre eux connaissaient réellement le parcours imposé. Ils suivraient ce guide aveuglement, comme ils l’avaient toujours fait. A cet instant précis du briefing chacun se devait d’écouter ses consignes. Il était surtout question de discipline, de sécurité. Quel qu’il soit, le chef ne déviait jamais de sa mission et son engagement auprès de l’Assault, l’Organisation Centrale,  restait total : personne devrait manquer à l‘appel lors du retour programmé dans une autre gare, souvent sur une autre ligne. Lui seul en maitrisait l’heure. Ce jour-là, CB était de service, un mercenaire en ménage avec une sert-file frêle mais tenace, le type de créature qui ne vous lâche pas d’un œil  ni sur le terrain ni dans le train en pointant les adhésions. Avant  qu’il ait fini son discours rôdé durant sa formation de meneur

Pause sous un cèdre centenaire ..quelque part entre Dourdan et Etampes.

, des marcheurs avaient détourné leur attention du leader. Sa réaction immédiate fut cinglante : « Ecoutez  je vais vous emmener dans l’enfer du sud et durant ces 28 km, certains regretteront surement d’être venu ! » . Le groupe replongea quelques instants dans un  silence  de plomb et commença sa longue marche sous le soleil déjà haut. La réputation de CB avait fait le tour de tous les groupes. Tous connaissaient sa détermination, son professionnalisme mais aussi ses faiblesses devant une bonne table. D’emblée, il leur imposa un rythme rapide, ils traversèrent Dourdan sans y jeter un regard. L’asphalte des rues laissa vite place à la terre d’un sentier à la sortie de la ville. Les maisons de pierre disparurent peu à peu du décor, l’immensité s’ouvrait devant eux. Ils levèrent les yeux au sommet d’une ultime côte boisée et réalisèrent soudain le sens exact de la promesse de CB. Des champs de blé, d’orge, de seigle s’étendaient à perte de vue dans une platitude désolante alors que l’astre solaire ne cessait de monter, diffusant ses premiers rayons mortels sur la plaine. Les marcheurs novices échangèrent des regards inquiets, un vieux routard de l’Assault se redressa après l ‘effort, releva le bord de son chapeau délavé par les UV et murmura d’une voix lasse : «  Si vous le connaissiez pas, vous venez de comprendre pourquoi on surnomme ce mec  : Céréales Killer. Inutile de chercher l’ombre d’un arbre, il n’y en a pas. » Et d’ajouter avec un sourire narquois : « Allez, prenez en de la graine et consolez-vous car c’est le moment de se faire du blé ! » . La blague s’avéra aussi plate que les kilomètres se déroulant devant eux. Seuls les pylônes des lignes haute-tension avaient poussé dans ce désert agricole sans la moindre ferme à des lieues à la ronde.  Pas d’échappatoire, pas la moindre gare de repli, la seule issue sera pour tous de bouffer un maximum de distance avant la pause déjeuner puis d’atteindre Etampes… tous vivants. Ils marchaient ainsi depuis plus de trois heures, soit près de 15 kilomètres, lorsqu’un premier bosquet digne de ce nom leur offrit enfin suffisamment d’ombre pour planter le camp. Epuisés, ils se jetèrent sur le sol pour reprendre des forces. Une fois calés avec des rations de survie en milieu hostile, la plupart d’entre eux tombèrent dans un semi-sommeil. Ici un homme à demi-dénudé et bavard rompait le silence réparateur. Là, un autre plus rond resservait son sempiternel tour de taï  dans l’indifférence collective. CB s’était endormi, à quelques pas une marcheuse solitaire s’agitait à l’orée du bois en luttant sans espoir contre les insectes attirés par une tunique bariolée peu adaptée au camouflage. Enfin, le leader sortit de sa léthargie digestive, consulta sa montre, jeta son regard d’expert sur la carte IGN au 1:25.000e et lança à l’assemblée : «  Il nous reste 12 à 13 km ; vous avez trois minutes pour vous bouger ». Ils relacèrent leurs godillots, bouclèrent leurs

L’Essonnes, le GR111 .. et son relief !

besaces allégées du repas et s’enfoncèrent dans un sous-bois providentiel. Le matheux de service calcula que cette distance restant allaient prendre près de trois heures d’efforts supplémentaires. Un marcheur averti déclara plein d’espoir : « Selon mes infos, avec un peu de chance, on chopera le train de 17h30. » CB se moquait des infos des uns et des autres. Il n’était pas du genre à courir après les trains. Le taux d’humidité avait soudain grimpé sous la couverture nuageuse, l’orage menaçait au loin. Quelques gouttes laissèrent même croire un instant que l’heure tant attendue de délivrance de la chape thermique allait sonner, mais en vain. Les derniers kilomètres dans les faubourgs d’Etampes torturaient les membres échauffés, le niveau des gourdes avait atteint un seuil critique et cette p… de gare n’arrivait toujours pas. Lorsqu’en fin ils aperçurent la structure du hall en contre-bas, ce fut pour constater le départ d’un train… leur train. La horde aguerrie n’en était pas à son premier déboire au terme d’une épopée sauvage. CB les regarda les uns après les autres. Certains avaient leur compte et ne rêvaient que d’un retour immédiat. Les autres connaissaient la marche à suivre en cas de coups durs du destin. Toutefois, Céréales Killer s’empressa de rappeler la maxime aux moins affutés face à l’adversité : « Eh l’Essonnes of a …, quand il y déboire ? Y a plus qu’à aller boire . Et quitte à bouffer des céréales autant finir par le houblon ! » . C’est à cette réactivité devant l’imprévu que l’on reconnaît les vrais leaders, cette trempe qui pousse le marcheur au delà de ses limites et au bistrot le plus proche le moment venu. Ils n ‘étaient plus qu’une poignée sur la terrasse du troquet. CB n’avait cure de leur fatigue du jour, de leurs douleurs du lendemain, persuadé qu’ils le suivraient un autre dimanche vers de nouvelles aventures, loin de l’univers de béton qui les oppresse, au travers d’autres champs, par d’autres vallées d’Ile de France.

The End.

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Avertissement : Toute ressemblance  dans cette fiction avec des personnes réelles ou ayant existé ou une association de randonnée ne serait que forfuite.

Rando vins et .. naufrage !

Avertissement Eloignez les enfants de l’écran, cet article peut en effet causer des traumatismes irréversibles sur les jeunes sujets les plus sensibles ou les pousser sur un mauvais chemin. Ce qui, pour de futurs randonneurs, serait totalement néfaste.

Soyons clair, cette randonnée vins et fromages était clairement préméditée. On pourrait même ajouter qu’elle fait partie d’une tradition lointaine datant probablement de la création du club Sport et Nature. Ce n’est plus un secret, ce rendez-vous annuel est orchestré depuis longtemps par nos deux passionnés d’œnologie, Stéphanie et Christian. Notez au passage qu’ils occupent les deux postes les plus élevés de l’association : présidente et secrétaire. Les plus naïfs n’y verront qu’une simple coïncidence.

Lors de cette édition 2019, Christian avait choisi de nous embarquer dans la forêt de Dourdan, département de l’Essonne. Afin d‘attirer un maximum d’adhérents dans ce qu’il convient d’appeler un traquenard, il n’avait pas hésiter à limiter volontairement la distance à 18 km. Sachant que nos randonnées ne sont jamais inférieures à 20 km… Je vous laisse juger. Résultat : la participation battit presque un record avec 49 personnes dont de tout nouveaux candidats à l ‘adhésion venus tester le sérieux de Sport et Nature. Pour une première randonnée et vu l’image assez « spéciale » offerte par l’association, nous ne sommes pas certains de les revoir un jour !

A peine neuf kilomètres parcourus depuis la gare de Dourdan, nous arrivons dans une clairière au milieu de cette forêt. Alors que dans 98 % des cas nous pique-niquons à même le sol, deux tables nous attendaient comme par miracle, en pleine nature. Lorsque des adhérents, probablement complices, ont étalé des toiles en guise de nappes, j’ai soudain réalisé que l’on ne sortirait pas indemnes de ce déjeuner piège.

Marie-françoise et Carole sous perfusion.
Christian, l’instigateur et meneur de cette rando Vins et Fromages Sport et Nature

En quelques minutes, le « plop » des nombreux bouchons extraits des goulots couvrit le chant des oiseaux. Les effluves de dizaines de fromages sortis de leur emballage provoquèrent la disparition immédiate de toutes espèces d’insectes dans un rayon de dix mètres. Puis les tables disparurent sous divers plateaux de ces produits laitiers, sous une forêt cette fois de bouteilles aux multiples couleurs dont les étiquettes aguichantes mentionnaient année et origine. Après cette pétarade de « plop », des vins se répandirent alors dans toutes sortes de verres allant du simple gobelet en plastique aux modèles incassables sur pied, en passant par ceux offerts par la FFRP lors de réunions de marcheurs, objets à la vocation ambiguë d’une fédération de loisirs apparemment sans vices. Différents couteaux sortirent des sacs afin de découper les victuailles : kits en plastique bon marché, combinés lame et cuillère inox, Opinel, armes de survie etc. Des pains de toute nature furent ainsi débités fébrilement et recouverts de fromages à l’appellation connue des seuls experts, à part le reblochon, le camembert et le gruyère, puis engloutis. Au fur à mesure que les verres se vidaient, des randonneurs – serveurs volontaires – les remettaient à niveau. Les adhérents les plus vulnérables, c‘est-à-dire les moins entrainés, criaient grâce sans conviction ou se resservaient eux-mêmes. Un nuage de vapeur éthylique semblait planer au-dessus des convives. Les conversations et les débats se firent de plus en vifs. J’écoutais d’une oreille distraite l’alternance de sujets confus allant du millième récit des Bronzés, de l’influence du Brexit, jusqu’aux divergences sur les gilets jaunes. Le vin déliait les langues, libérait des polaires les corps engoncés, les êtres se rapprochaient mêmes au point de se toucher ; l’atmosphère d’habitude si chaste devint carrément sensuelle. Il fallut bien deux heures pour venir à bout de tout, ou presque. Une file de randonneurs de l’Essonne passa rapidement, refusant de vider les derniers fonds en invoquant un impératif de timing bidon. Notre copine Anaïs s’en chargea !

Des restes de fromage allaient retourner dans les sacs à dos. Quant aux cadavres de verre, on en dénombra fièrement 18 ! Ils furent alignés au pied d’un chêne et chacun immortalisa la scène, histoire de dire : j’y étais. L’imposant groupe redémarra quand même, mais se disloqua rapidement sur plusieurs centaines de mètres sous l’effet combiné de la digestion et du mélange rouge-blanc-rosé à haut risque. Après le virage à angle droit d’un sentier non balisé, le téléphone de Christian sonna. Au bout du fil, Corinne, sa campagne l’informait qu’une vingtaine de marcheurs avaient perdu le groupe dont nous étions. Et soudain alors que la plupart des randonneurs du peloton de tête était affalés sous un soleil voilé, dans état proche de la sieste, elle est arrivée triomphante, avec dans ses pas les naufragés du chemin. De qui s’agissait-il ? De Geneviève bien sur, la natte au vent, caparaçonnée d’un sac-à-dos chargé de son siège pliant légendaire et du célèbre parapluie ayant subit mille tempêtes. L’ovation fut à la hauteur du sauvetage, en fait le deuxième exploit de la journée. Car elle seule disposait d’une carte et d’un sens de l’orientation suffisant, d’une part pour retrouver à midi le groupe en plein bois alors qu’elle avait raté son train, d’autre part pour le secourir l‘après-midi venu.

Inoxydable et infatigable, Marnia profita de quelques dénivelés pour se défouler en courant dans les descentes, Anaïs était passé en pilotage automatique et je luttais comme beaucoup d’autres contre une mollesse tenace. A ce moment de la randonnée, c‘est-à-dire les quatre derniers kilomètres, les questions viennent généralement assaillir le guide, dont l’incontournable : « Combien on a fait et combien il nous reste ? » Et c’est là que l’on reconnaît tout le talent, l’habilité, l’expérience, la psychologie d’un bon guide comme Christian. Alors qu’il nous avait vendu l’affaire pour 18 km, en moins d’une heure il passa de 19 à 20 pour finir à 21 km à la gare de Dourdan ! Le fameux bonus Sport et Nature. La Rando Vins et Fromages avait une fois encore tenu toutes ses promesses de convivialité imbibée et bouche pâteuse en honorant les richesses de nos terroirs vinicoles et nos trésors fromagers. Hips

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Rando genre Bievre rencontre aux étangs …

Les randonneurs peu enclin à s’enfoncer  profondément en  l’Ile de France un dimanche matin de grande femme apprécieront cet itinéraire  de 22 km dans les Yvelines. Il leur suffira de se rendre à la gare de Versailles Chantier depuis la gare Montparnasse et d’attraper le GR11 . Cet itinéraire vous propose de faire le tour des étangs puis de rejoindre Bièvres et reprendre les RER B et C  via Massy (changement à Juvisy) . (Il y a toujours moyen de rejoindre une gare intermédiaire en cas de coup de pompe) . Cette  jolie randonnée ne présente pas de dénivelé majeur et offre de nombreuses aires de pique-nique sur les bords des étangs. Évidemment, aux premiers rayons du soleil, il y a davantage d’affluence sur cette zone très prisée par les Versaillais et sa banlieue, qu’ils soient joggers, en balade familiale ou à VTT.  La vallée de la Bièvre  présente certains jours des airs de Normandie, des panoramas très verdoyants qui font aussi le bonheur des passionnés d’équitation. (Donc inutile de voyager avec le vôtre !!)

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De l’Orge pour les braves ! (randonneurs)

randonnée dans l'Essonnes (91)
Une longue rando de 27 km d’Egly jusqu’à Dourdan

Il y a toujours une rivière à suivre pour les randonneurs en quête de nature. Ils avaient débarqué  de la capitale ce matin-là  par un RER à la recherche de l’Orge, un affluent de l’Essonne oublié. Car au fil des ans le cours d’eau a  perdu de sa vigueur de jadis tant les promoteurs-bétonneurs ont sévi.  Il retrouve  parfois son énergie perdue au gré d’une crue avant de revenir sagement dans un lit devenu si étroit qu’il disparaît dans le décor. Qu’importe, les randonneurs se lancent sur ses traces entre les lotissements de maisons Phoenix et leurs jardins au goût parfois douteux, les aires de jeux des cités, les zones commerciales et leurs parkings. Avec un peu de chance, ils le frôlent, mais très  vite le perdent de vue lorsqu’ils s’engagent à  travers champs.

mauvais gout maison
Le goût des locaux laisse parfois le chercheur d’Orge en balade.

L’Essonne ne cesse de s’urbaniser, de dévorer les terres. Nous sommes aux confins de l’Ile-de-France, une frontière imaginaire sur laquelle se heurte la validité du Pass Navigo SNCF. Au-delà de la zone 5 votre ticket n’est plus valable et il y a péril à défier les contrôleurs sans acheter un titre de transport complémentaire, hélas, inexistant ! Alors ils taillent la zone les randonneurs, de long en large, de gare à gare à la recherche d’un itinéraire aussi nouveau qu’improbable. Les baliseurs de la FFRP ont fait ici leur boulot afin que leur rando dominicale ne se transforme en errance. L’antique GR1 croise par endroit le fameux GR655. Les familières coquilles jaunes fleurissent partout au dessus des marques blanches et rouges. Le Camino  mène tout droit à Saint-Jacques de Compostelle via Tours et Bordeaux, à 2 000 km. Les gîtes se sont multipliés dans les villages pour accueillir ces pèlerins ou les touristes parisiens en quête de calme. Indifférents ou presque, les chercheurs d’Orge n’ont qu’une journée et  ne s’arrêtent pas, alternant  bitume et

Riviere Orge de l' Essonnes
Quand l’Orge joue avec le relief dans l’Essonne

chemins de terre en bordure des plaines agricoles. A quelques centaines de mètres, les chasseurs canardent du lièvre et de la perdrix à deux pas des habitations malgré des panneaux de mise en garde  omniprésents plantés par des riverains inquiets. Les randonneurs tendus croisent les doigts et sortent les gilets jaunes fluo pour éviter de se prendre du plomb  dans l’aile.  C’est la « Petite Beauce » et les bois de ce côté du 9-1 se font plutôt rares. Ici mieux vaut marcher à l’abri,  ne pas  « se faire du champ »  les mois de cagnard, ou les mois d’hiver lorsqu’une brise glaciale balaye la steppe sans rencontrer le moindre obstacle.  Avec un peu de chance les aventuriers de banlieue trouveront refuge dans l’une des belles églises qui parsèment la région ou sous le toit d’un lavoir providentiel. Difficile de dégoter désormais un bistrot ouvert le week-end. L’Orge s’est encore une fois bien cachée  même si  les panneaux indicateurs ne parlent que d’elle : Savigny-sur-Orge, Brétigny-sur-Orge, Villemoisson-sur-Orge, Juvisy-sur-Orge, Morsang-sur-Orge. Nos chercheurs  devront attendre Dourdan  pour enfin l’enjamber par un petit pont de bois et rejoindre la gare  de la ville fière de son château et de son histoire. Une autre semaine, ils repartiront peut-être explorer les rives d’une rivière en voie de disparition comme l’Yvette ou la Bièvre.

Idée rando : 27 km de la gare d’Egly jusqu’à celle de Dourdan

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chemin de la folie rando 91 randonneur de l'Essonnes

Parisiens, randonnez, vous êtes cernés !

Et les parigots , Inutile de chercher des prétextes à deux balles pour rester devant la télé le dimanche au lieu d’aller gambader dans la nature . D’ailleurs à bien regarder la carte de la région Ile-de-France, vous êtes cernés ! Bois de Boulogne, bois de Vincennes,  forêt de St Germain , Ile Adam, Montmorency,  Forêt de Carnelle, Domaine de Meudon, Parc de St Cloud, Ville d’Avray et Fausses Réposes, forêt de Fontainebleau, Vallée de Chevreuse, Parc Naturel du Vexin, Chantilly. Alors oubliez la bagnole, dégainez vite le pass Navigo , étarquez les pompes de rando pour découvrir ce formidable terrain de jeu. Séquence oxygénation sur fond d’exotisme parisien, voici une sélection de bons itinéraires testés et  certifiés .

Branchez vous sur le canal de L’Ourcqrandonneurs sur canal de l Ourcq

Mini-Rando à Montmorency

Ça tri-côte de Meudon à Clamart

Cracy Horses et randonneuses dans le 9-4

En boucle autour de Conflans St Honorine

Lâche ta Souppe, Y ‘ a du bouleaux en Yvelines

Une traverse de Paris très black and flaques

La traversée Nord-sud de Paris

Rando royale à Versailles

Fausses Reposes et Ville d’Avray 78

Gros lot sur le pari St Germain

Voyage aux boues de l’enfer à Rambouillet

La crème de la rando à Chantilly

Forêt de Carnelle, la belle randonnée du Val d’Oise

La rando se mort La Queue-en-Yvelynes

Mettez-vous Auvers-sur-Oise

 

Voyage au bout de la sueur de Lardy à Etampes (91)

Un beau tracé de 23 km autour de la Juine

Canicule tenace, l’Ile de France transpire depuis des semaines. Je profite d’une baisse providentielle à 31°C pour répondre présent à la rando du dimanche. Les deux litres d’eau du  vieux Camel bag débordent dans le sac à dos.  Zut. La crème solaire à portée de main et bob vissé sur les  crânes, tout le monde débarque du RER C à Lardy dans l’Essonnes (91) . Chrisitian B. nous a concocté un cocktail à servir frais en sous bois aux abords de la Juine, un joli brin de rivière au sud du département. Au programme, un parcours de 23 km, direction sud-ouest, le genre de direction qui permet de se carboniser face au soleil. La rando suit une bonne partie du GR11 et se poursuit par le GR655, ce chemin de Compostelle qui part de Paris et passe par Tours, Bordeaux .. Séquence nostalgie, je retrouve mes chères coquilles jaunes sur fond bleu après ma voie d’Arles de juin dernier. Le sentier francilien s’avère plutôt bien abrité toute la matinée.  On en profite pour tailler 13 km en semant parfois quelques étourdis qui s’attardent devant le fameux dolmen de la région. L’aire de pique-nique comporte des tables accueillantes et un restant de pelouse calcinée mais à l’ombre. Quelques bouchons sautent, signe que les 30°C du moment n’effraient pas les amateurs de bons vins.  Prudent, j’évite le piège et me rue sur un sandwich d’adulte et une poignée de Reine-claude. La torpeur générale qui s’en suit est à la hauteur des degrés Celsus combinés à ceux des bouteilles. Le groupe plonge dans une sieste dont le silence rentrera dans les annales. On entend juste les guêpes voler. La pause dépasse les 90 minutes et pour certains la reprise relève de l’exploit . 14h passé, il nous reste encore près de 10 km avant de rejoindre Etampes et déjà les réserves d’eau s’évaporent dans les gosiers desséchés. Arrivé à Brières-les-Scelles, je croise un jardinier  qui arrose ses tomates, un vrai mirage. Et non ! Je vais déclencher un plein collectif avec le gentil bonhomme. Je lui tends une bouteille et  toutes les gourdes font le va-et-vient au-dessus du grillage. On parle tomates, prix de l’eau, sécheresse avant de prendre congé  et la direction d’une ultime bosse de verdure vers la gare de retour. Les jambes sont lourdes, l’équipe s’éparpille sur des centaines de mètres et Christian multiplie les regroupements. Le dernier aura lieu au bar de la gare, le RER C repassant toutes les demi-heures, de quoi prévenir prudemment  les troubles d’une déshydratation naissante !

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Quand la rando se mord La Queue en Yvelines

randonnée en boucle depuis la gare de Garancière-la-queue-les-yvelines
Un parcours de 26km sans grandes difficultés

Gare de Garancières – La Queue-Lez- Yvelines, point de départ et d’arrivée d’une rando dominicale en ile-de-France , autrement une boucle ! Il vous faudra environ 45 minutes pour rejoindre le bourg à partir de la Gare Montparnasse. (Navigo ou pass jounalier Mobilis) . Cette jolie et longue randonnée vous fera découvrir le sud du domaine de Rambouillet en traversant notamment la forêt des Quatre Piliers.

randonnee en ile de france avec quelques belles fermes
Passage par quelques anciennes fermes

Cet itinéraire alternant les parties boisées et quelques plaines emprunte plusieurs tronçons du GR22 . Le petit ru dénommé le Grapelin est un endroit idéal pour pique-niquer  à proximité de l’Etang Neuf.  Cette région  verdoyante est d’ailleurs parsemée de marais et autres ruisseaux. Après les pluies des dernières semaines, quelques chemins étaient encore gorgés d’eau. Ce jour-là, un véhicule d’une association pour handicapés s’y est irrémédiablement embourbé jusqu’à l’essieu -avant.

petit ruisseau nomme le Grapelin près de Gambaiseul
Le Grapelin

Malgré nos efforts et sans matériel, rien n’y a fait. Seul un tracteur ou une dépanneuse a sans doute pu les sortir de ce mauvais pas. Cette randonnée de 26 km ne présente ni  de difficultés majeures en terme de dénivelé ni hélas d’intérêts culturels ou historiques notoires. Il s’agit avant tout d’une escapade  100% nature qui vous mobilisera toute une journée. Chacun pourra y apporter ses propres variations de sentiers en étudiant la carte du coin ao 1:25.00Oe. Cependant la D112  à quatre voies traverse ici cette zone, donc étudiez bien vos points de passage pour la franchir soir par les rares passerelles ou souterrains. Bonne balade dans les Yvelines !

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