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20 belles randonnées entre rivières et canaux d’Ile-de-France

Rien de plus bucolique, romantique voir  exotique que de randonner le long des cours d’eau et des canaux d’Ile-de-France . Voici une vingtaine de parcours, tous testés,  avec parfois quelques aventures inattendues .

cliquez sur les cartes pour découvrir les itinéraires et sur les titres pour lire descriptions et récits . Bonne balade !

Yvette et Orsay,  duo de charme de la rando francilienne (78 & 91)

La boucle du Grand Morin (77)

Rando découverte du Vexin depuis Vaux sur Seine (95)

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Idée rando en Seine-et-Marne : boucle du Grand Morin

Le bassin de la Seine ne manque pas de cours d’eau pour organiser des randonnées rafraîchissantes les jours de grandes chaleurs . Voici donc une belle balade de 22 km en boucle au départ de la gare de Crécy-la-Chapelle en Seine-et-Marne . Les randonneurs parisiens y accèdent en train depuis la gare de l’Est (Navigo 5 zones -changement à Esbly).

 

 

 

Ce parcours  très agréable propose de nombreux passages boisés et suit le Grand Morin sur sa partie finale. Ne manquez pas de vous attardez à Crécy, pour découvrir notamment la rivière et ses petits pont privatifs. Cette randonnée du Grand Morin ne présente pas de difficultés. Vous pouvez imaginez quelques variantes pour allonger ou raccourcir cet itinéraire. Voici un autre parcours depuis cette gare Autre idée rando depuis Crécy

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Randonnée du Grand Morin (77)

 

 

 

 

Rando à Sucy-en-Brie , un des symboles de la mutation urbaine francilienne

Rando périurbaine N °4

En 2030 l’achèvement du Grand Paris marquera la naissance d’une mégapole de plus de 12 millions d’habitants, composée des villes interconnectées par un maillage de nouvelles lignes de métros et tramways ou le prolongement d’autres. Loin d’être un bouleversement soudain, ce gigantisme n’est qu’une mutation lente née au XVIe siècle. Après un large volet sur les Villes nouvelles et pour mieux comprendre ce phénomène, le Voyage métropolitain nous invite lors de sa 48e édition à mettre le cap à l’est, vers la ville de Sucy-en-Brie et ses environs, une banlieue emblématique de cette mutation.

Installés dans le RER A, nous ignorons à cet instant que cette ligne la plus empruntée en IDF  nous transporte dans l’histoire même du développement de la ville. C’est bien avant sa création, en 1872, que le chemin de fer a relié la Bastille à Verneuil-l’Etang, marquant le point de départ d’une vague d’urbanisation de la Seine-et-Marne qui ne cessera d’enfler. De grands domaines nés au XVIe siècle sous la pression des crises économiques accueillaient, dès 1930, les premiers lotissements. Dès lors rien n’arrêtera cette folle urbanisation.

Une fois descendus du train, le décor nous fait tourner la page suivante de cette histoire, celle de l’émergence des grands ensembles qui poussèrent ici des années 1950 à 1970, dans le secteur du Rond d’Or. Face à la forte demande de logements en location et plus tard en accès à la propriété, les instances construisent en urgence du « provisoire » qui, hélas, va durer et souvent se dégrader. Nous traversons la Cité verte, aujourd’hui rénovée, avant de rejoindre la Fosse rouge, un autre quartier populaire qui tente de trouver un second souffle à coup de subventions. Nous parcourons le traditionnel petit centre commercial et, en contre-bas, contournons une mosquée discrète qui, blottie dans le béton, marque la présence d’une immigration bien ancrée. Non loin de là, d’anciennes cheminées désormais classées aux monuments historiques témoignent du passé industriel du département.

Les usines Saint-Gobain s’y étaient installées en 1917, bousculant un territoire encore tourné vers les cultures. Les coteaux regorgeaient alors de vergers et de vignes. Des dizaines de sentiers datant des grands domaines, puis de cette période, subsistent encore. Le promeneur s’y perd volontiers entre les nouveaux ensembles. Nous les traversons en remontant vers Ormesson pour atteindre le Parc départemental du Morbras. L’ilot de verdure de 12 ha apparaît comme tiré à quatre épingles par les paysagistes. L’harmonie florale est omniprésente et les espaces humides répartis sur plusieurs niveaux abritent une biodiversité insoupçonnée. Ormesson-sur-Marne semble, elle aussi, resurgir d’une aristocratie à peine oubliée. La modernité l’a juste relifté en une jolie ville pavillonnaire résidentielle avec en toile de fond le château ancestral et un golf.

La diversité des styles ravit les architectes du groupe. Dans une même rue ils peuvent répertorier toutes les audaces, les splendeurs, le mauvais goût ou le tape-à-l’œil du siècle de l’habitat individuel ! Nous poursuivons notre longue diagonale entamée au Parc départemental pour arriver à Chennevières. Alors que nous approchons de la zone industrielle, le décor perd de son attrait : des maisons murées et d’autres, plus modestes, bordent désormais notre chemin. Le groupe se faufile sur un sentier improbable repéré quelques semaines auparavant par les éclaireurs du Voyage métropolitain. Et là, vision surréaliste : le champ de blé de la Maillarde étale sa blondeur au milieu des cités.

Ces quelques hectares de céréales surgis de nulle part sont toujours au cœur de luttes intestines entre acteurs locaux suite à l‘abandon du projet de VDO (Voie de Desserte Orientale), un tronçon autoroutier devant relier l’est de la Seine-et-Marne à Paris. Un autre projet dénommé ALTIVAL est désormais dans les cartons. La moisson de ce mouchoir de poche restera pour nous une énigme alors que nous nous dirigeons vers les Terrasses de Chennevières.

Ce panorama nous offre un point de vue est-ouest inédit sur Paris. Le temps est dégagé et en bons randonneurs chacun s’amuse à déchiffrer le paysage appuyé sur la table d’orientation du Touring Club de France datant de 1961. Après la visite d’une maison abandonnée où la vie semble s’être arrêtée brutalement, nous descendons vers le château des Rets, un établissement aujourd’hui privé. Un sentier suivant un coteau boisé nous ramène à Sucy puis jusqu’aux bords de la Marne par la Grande Ceinture et la résidence des Berges.

Nous avons rendez-vous en ce 14 juillet avec le Big Jump. Cet événement à échelle européenne vise à promouvoir le retour de la baignade en rivière grâce à une purification progressive des cours d’eau. Pour rejoindre le spot sur les berges de la Varenne-St-Hilaire, nous nous sommes servis de la servitude de marchepied (lois de 1965-2006), un chemin à l’accès autorisé aux bateliers, pêcheurs…, pour éviter un détour. On suivra ainsi la berge en poussant l’une après l’autre les portes des jardins reliant les maisons qui bordent la Marne, avant de franchir finalement le pont de Chennevières. Les plus courageux d’entre nous se baigneront dans un périmètre aménagé par l’organisation sous la surveillance de la brigade fluviale et de la Protection civile.

Chaque randonnée périurbaine du Voyage métropolitain se terminant par un débriefing, après avoir acheté des boissons, le groupe tentera de pénétrer, en vain, par l’issue de secours du centre commercial jouxtant le RER A de la Varenne-Chennevières. Il faudra faire un détour par les escaliers intérieurs du parking géant pour atteindre le dernier étage en plein air de l’édifice, totalement désert ce jour-là. Après avoir étanché notre soif puis échangé nos expériences, il était temps de rejoindre Paris par ce fameux RER A, un des axes déterminant qui propulsa à l’époque tout ce département francilien dans une autre dimension.

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Test rando tonique à Fontainebleau : 18 km – 4.5 à 5 km/h

Pourquoi faire long et moche quand on peut faire court,  splendide et tonique ? Le débat de randonneurs entre ces deux écoles a encore de beaux jours devant lui. Les clubs et associations ne cessent de réfléchir sur de nouvelles formules pour satisfaire des adhérents aux aspirations et aux profils très disparates . En gros, on peut estimer que la distance de 20 km reçoit le consensus d’une large majorité  Avec l’expérience et l’entraînement, les randonneurs ont tendance à pousser le curseur toujours plus loin. Selon les dénivelés et le météo , ils visent alors des distances de 25 à 30 km. Cela dit je randonne parfois avec des marcheurs qui semblent s’ennuyer et qui arrivent au terme des sorties à peine fatigués et parfois frustrés par la distance. Ainsi Nelly, la trentaine marche sans aucun effort avec une certaine non nonchalance et semble toujours en avoir sous la semelle.  Marnia, la soixantaine, ne tient pas en place, vous ne la trouverez jamais en queue de rando mais toujours très loin devant . Son besoin d’effort et est tel qu’elle court parfois sur des portions ou fait des aller-retour sous le regard perplexe de ses congénères ! L’une et l’autre n’atteignent que rarement leurs limites et visent les randos au-delà des 30. Toutes deux pensent déjà s’orienter vers l’Audax la discipline 100% endurance de la FFRP  réunie des marcheurs sur distances de 25, 50, 75 et même 100 km . Ces exceptions mentionnées, beaucoup de randonneurs sélectionnent réellement leurs sorties d’abord en fonction de la distance. Les sorties en groupe peuvent alors un nombre important de participants .. trop ! Prenons une distance de 20 km évoquée , un beau soleil et un départ pas trop tôt en gare, la rando fait alors le plein avec parfois plus de 40 participants . Ce qui n’est pas vraiment l’idéal en terme de convivialité et image de la randonnée.  Au-delà de 30 km, un seuil psychologique déterminant, un rythme soutenu annoncé, les groupes ne dépassent une douzaine de candidats. La sélection naturelle opère.

La solution intermédiaire : distance moyenne et rythme soutenu

Un parcours tonique de 18km , allure soutenue. Un bon compromis ?

Christian, guide expérimenté depuis quelques années dans l’association  Sport et Nature a testé une formule intermédiaire en proposant seulement 18 km mais à une allure supérieure à 4,5 km/h. Nous étions seulement dix-huit randonneurs ce dimanche là au départ de la gare de Bois-le-Roi en forêt de Fontainebleau. Le soleil était de la partie et le vent violent faisait parfois craquer quelques branches  autour de nous .  Entre rochers, buttes et plaines le profil avait de quoi maintenir un rythme soutenu sur l’ensemble de ce parcours de 18 km . Résultat : le compromis endurance et

Le profil varié : un élément clef pour lutter contre la monotonie.

vitesse a satisfait  le groupe  dans sa majorité , ravi au demeurant d’avoir le temps de partager un verre à Fontainebleau et de revenir sur Paris vers 16h30 .  Lorsqu’il est compliqué pour les associations de doubler les randonnées hebdomadaires pour des contraintes d’encadrement (une courte, une longue, deux guides) , la solution passe peut être par une formule intermédiaire : partir sur une rando soutenue et longue de 30 km ou plus mais prévoir sur le parcours un point de retour (gare ou co voiturage ) à 18 ou 20 km . Cette formule  ne peut être que ponctuelle car elle implique forcément des contraintes logistiques et de tracés préalables de parcours. Le choix de la distance repose sur des objectifs personnels . Certains ont besoin de cumuler des kilomètres afin de monter en endurance pour participer à des treks. D’autres  trouveront dans des sorties hebdomadaires faciles, et guidées un programme oxygénant suffisant. Pour ma part, j’ai désormais tendance à choisir des randos de groupe basées sur la qualité sur  des distances de 24 à 30 km, avec un dénivelé intéressant moins monotone, avec si possible la beauté de l’environnement. La météo arrive au second plan . J’évite cependant les températures extrêmes et les niveaux de pluie rendant les chemins impraticables.

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Arrêt de Bussy et art Ozoir .. Quand une rando naze vous rend dingo.

A votre avis fidèles lecteurs de ce blog passionnant, que justifie un titre d’article aussi affligeant ? Réponse : des kilomètres de lignes droites interminables dans une forêt d’une monotonie mortelle plongée dans une grisaille  déprimante ! Vous l’avez compris, il s’agit bien d’un article d’humeur, surtout de mauvaise humeur où il est traité d’une randonnée où je n’aurais pas du être . Nous sommes ce matin-là de février en Seine et Marne . Le RER A  pris à Nation dépose le groupe dans la gare déserte de Bussy-Saint-Georges. Pour vous,  visiteurs de province, qui ne connaissez pas bien la banlieue Est de Paris, sachez que Bussy est disons un dommage collatéral de la création du parc Disneyland de Marne-La-Vallée . La ville totalement neuve semble sortie de nulle part,  de ce qui fut jadis la campagne. Il a donc fallut traverser une litanie de petits immeubles tous identiques pour rejoindre la forêt de Ferrière-en Brie, non s’en enjamber l’autoroute A4 , un échangeur et enchaîner quelques rond-points d’une zone commerciale classique, en taule ondulée. A cet instant précis de la randonnée, on peut envisager deux solutions. Soit reprendre le RER illico et se faire l’intégrale des trois saisons de Picky Blinders sur Netflix en survêt sans lâcher son paquet de chips grasses de chez Auchan . Soit faire preuve d’un sang-froid rare doublé d’un optimisme à toute épreuve et croire que tout va s’arranger une fois dans le bois. J’ai opté pour la seconde , sans doute moralement requinqué par la vision romantique mais hélas trompeuse du Château de Ferrière.  Ce fut l’ultime décor supportable de notre itinéraire programmé  sur 25 km , l’heure de la punition allait bientôt sonner . Menés par mister X. notre guide-stagiaire en formation sous les ordres de miss  Y.  nous avons passé la matinée à zigzaguer sur des chemins dont  le dénivelé ne dépassa guère les douze centimètres , des lignes droites qui se perdaient à l’infini . A force de tirer des bords pour tenir ce programme dément dans cette forêt aussi étriquée , nous sommes évidemment passer parfois aux mêmes carrefours  ! Je gardais mon calme et prenais mon mal en patience jusqu’au moment ou un coup de sifflet strident, le troisième ou le quatrième , me sortit de ma torpeur.  C’était pour signaler au groupe la fin du pique-nique. Visiblement le guide-stagiaire , probablement ex-militaire ou chef scout, confondait terrain de basket et randonnée. Je lui  fis part  de mon profond agacement sachant que sifflet , marche et nature sont pour ma part incompatibles. L’incident en resta là , nous sommes repartis en fixant l’horizon aussi étroit que lointain, en gardant l’espoir d’un virage miraculeux. Au milieu d’après-midi, après 20km d’une rectitude parfaite que mêmes les corbeaux semblaient bouder, je suggérais à miss X. d’abréger nos souffrances. Nous avions atteint une  dose d’ennui suffisante. Ma persuasion nous fit gagner 3 km de lignes droites ! C’est donc avec une sorte de délivrance, après un angle droit improbable  que j’ai aperçu la gare RER d’Ozoir-la-Ferrière au milieu d’un lotissement et de commerces d’une tristesse  susceptible de  pousser un pitbull du coin au suicide. C’est vous dire . Allez, l’Ile-de-France reste un magnifique terrain de jeux pour les randonneurs parigots, ce qui n’exclut pas un raté même chez les talentueux et dévoués mister X et miss Y !

A vous de jouer pour résoudre cette équation de rando en Asso à deux inconnues  😉

FONTAINEBLEAU, 22 km à déguster on the rocks !

Vaste et verte Seine-et-Marne ! Le département francilien encercle la capitale par l’est et le sud,  ses deux fleuves s’y rejoignent en banlieue, y serpentent comme ils peuvent entre plaines agricoles, bois et cités. On en oublierait presque que la Seine s’enfle très en amont d’une autre jolie rivière. En effet le Loing n’est pas loin pour le randonneur parisien en quête de balades !  Et les gares au sud du 77 ne manquent pas pour planter le point de départ d’un long périple hivernal au cœur de la forêt de Fontainebleau. C’est de Thomery que je m’y engage avec quelques marcheurs de l’association Sport et Nature. Ce parcours tracé par Christian nous conduit d’abord sur les rochers des sentiers Denecourt-Colinet, Une douzaine d’itinéraires historiques balisés de bleu. Les flaques de pluie des jours précédents se sont éclipsées comme par magie car les chemins sablonneux restent  à Fontainebleau toujours praticables. La nature endormie affiche ses allures hivernales.

Un beau parcours de 22 km qui passent par deux sentiers Denecourt.

Des plaques de neige résistent ici et là. Le dernier coup de vent a eu raison des arbres les plus vulnérables.  Les forestiers ayant commencé le grand toilettage, de nombreuses piles de bois bordent les allées  dont les abords portent encore la trace du labourage nocturne  des sangliers. Randonner à Fontainebleau n’est pas compliqué mais demande de la vigilance  tant le réseau de sentiers est dense. Sur les centaines de carrefour en étoile, ils partent vers tous les horizons plongeant parfois le randonneur dans le doute et la perplexité. Chacun a sa technique ; carte en main, les vieux routards se repèrent même avec les numéros de parcelles et à la boussole. Les geeks connectés se fient aux outils numériques.  Les  routes, les mares, les vallons, les buttes, les sommets portent ici des noms chargés d’histoire.

Du haut de ces rochers humides 20 000 lieues sous les mers vous contemplent !

Ils nous entraînent parfois dans le faste des chasses royales, un peu plus loin dans l’angoisse d’un coupe-gorge ou encore vers des lieux pleins de poésie. Les GR11, GR1 et les PR s’y croisent, se recroisent dans cette forêt à la fois domaniale et privée de 25 000 ha, terre recouverte par la mer il y a 35 millions d’années ! Notre parcours décrit une large boucle afin d’assurer les 22 km annoncés au programme, la bonne mesure du randonneur qui lui permet ensuite de dormir saoulé de grand air. Par chance, aujourd’hui, la fenêtre météo permet au groupe de pique-niquer en plein soleil sur le belvédère situé au bout de la Route de l’Inspecteur Général. La forêt s’étend devant nous à perte de vue, un large panorama où les pins toujours verts se mêlent aux chênes, hêtres, saules, bouleaux et tilleuls dépouillés. La seconde partie de la randonnée nous ramène vers un autre chemin Denecourt, une longue route de crêtes qui contourne des combes profondes et des pierriers. Le sentier tortueux sollicite les muscles refroidis par le déjeuner ; le dénivelé cumulé positif atteindra sans doute 600 m ce jour-là. Le retour vers Paris est prévu de la gare de Moret-Veneux-les-Sablons. Sur cette ligne R, les trains se font rares les dimanches d’hiver. Une pause de trop, un pique-nique qui s’attarde et on regarde son train partir en arrivant à la gare… et on reste planté sur un quai ou dans une salle d’attente faute de trouver un bistrot ouvert ! Cette randonnée « bosselée » très agréable demandera un peu de persévérance aux moins entraînés, et à tous de bien calculer son horaire de retour pour Paris. Profitez pleinement de cette période « creuse » hivernale à Fontainebleau. Dès les beaux jours, les célèbres rochers  retrouveront leur affluence. Près de 2 millions de personnes fréquentent les lieux chaque année !

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Voyage aux boues de l’ enfer – Saison 2

Je m’ étais pourtant juré de ne plus randonner  en Ile-de-France durant les mois les plus ingrats. Comment ais-je pu m’embarquer ce dimanche-là aux confins de la Seine-et-Marne balayée par un fort coup de vent  et des averses ?!  Je me retrouve ainsi avec une vingtaine de randonneurs tous aussi givrés pour parcourir 25 km entre la gare de Morêt /Loing  et celle de Montereau-Fault Yvonne. Sacrée Yvonne, elle nous en fait voir dans cet univers agricole aux sentiers défoncés par les p… de tracteurs. Il fallut marcher affamés jusqu’à 13h30 pour trouver enfin un endroit abrité des bourrasques . Et par miracle, il a juste cessé de pleuvoir une demi-heure lors du un pique-nique improvisé dans un bosquet à peu près accueillant.

La Seine et Marne version hivernale  s’avère pénible tant la glaise ne vous lâche pas les baskettes alors que les chasseurs canardent du sanglier à tous les coins de chemin.  A part la traversée plutôt jolie du centre historique de Morêt, il a bien fallu endurer l’adversité humide pour rejoindre Montereau , des kilomètres en plein vent de Nord-ouest à décorner les vaches…heureusement bien au chaud  ! Lors de notre arrivée interminable sous un crachin breton dans cette grosse bourgade plongée dans la grisaille et l’ennui , on a même perdu la moitié du groupe entre les cités HLM  et raté  évidemment le train vers Paris de quelques minutes. Normal,  vu nous avions fait 3 kilomètres de bonus. Le seul troquet du coin affichait closed of course. Alors  tassés dans une salle d’attente nauséabonde et bondés de banlieusards , certains courageux se sont décrottés avec les moyens du bord pour retrouver à peu près une allure civilisée.  Seule Charlotte osa rentrer avec ses chaussures 5 fingers de primate dans un état pitoyable. Les autres préférèrent goûter les dernières  bouffées air frais sur le quai alors que la nuit tombait déjà. Le TER de 17h16 finit par arriver et le trajet nous permit de comater plus d’heure jusqu’à la gare de Lyon . Je n’en avais pas fini pour autant avec mon programme dominical idyllique de randonneur parigot .  Je jouais en effet les prolongations sur la ligne 14 direction Saint-Lazare pour attraper de justesse le tortillard vers la gare de Vallées . Debout depuis 6h30 , il était plus de 20h lorsque je posais mon sac à dos crado dans la cuisine.  Rinçage total des accessoires , en quelques minutes la salle de bain se transforma en une buanderie  d’un esthétisme douteux. La douche brûlante et la soupe effacèrent les douleurs de ce voyage aux boues de l’enfer . Sans doute pas le dernier de la saison.  On ne se refait pas .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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De Fontainebleau aux vignes des Longs Sillons de Thomery (77)

D’année en année les randos en forêt de Fontainebleau  finissent par se ressembler . Et l’on a parfois l’impression d’avoir tout vu de cet imposant domaine. Pourtant Il suffit  de s’éloigner des sentiers sablonneux,  des fameux rochers et de faire simplement un détour par les bords de Seine pour découvrir en lisière d’autres trésors du département (77). En longeant les berges verdoyantes  depuis votre gare de départ à  Fontainebleau-Avon, vous arrivez à Thomery blottie dans une anse du fleuve et dominée par de hautes rives boisées. La véritable curiosité de ce village ne réside ni dans l’histoire de la batellerie, ni dans celle d’un peintre impressionniste mais dans son passé viticole ! Revenez un instant vers 1830, vous apercevrez alors plus de 250 km de murs plantés de vignes . Hautes de 2,50 à 3 m et espacés de 9 à 10m, ces constructions forment de long passages où pousse le Chasselas de Thomery. La réputation de ce raisin de table  dépassait  alors nos frontières. Les tables des grandes capitales européennes , jusqu’en Russie,   en raffolaient . Les randonneurs ne manqueront pas de suivre un  court itinéraire bien balisé : Le Chemin des Longs Sillons. Une signalétique soignée raconte ici l’histoire glorieuse de cette production qui se poursuivit jusqu’au milieu du XXe siècle. Dès la fin août,  on peut même goûter aux premières grappes de Chasselas qui ornent ces murs de pierre avant de revenir dans la forêt toute proche. Afin de donner bonne mesure à  votre balade , soit une vingtaine de kilomètre  jusqu’à la gare de Veneux-les-sablons, repiquez plein ouest afin de longer le bel aqueduc du Loing, un des trois ouvrages qui alimentent Paris. Cet itinéraire ne présente aucun dénivelé et peut au besoin de diviser en deux portions de 12 km en arrivant ou en partant de la gare SNCF de Thomery.

Téléchargez la trace GPS  de cette randonnée ICI

Pour en savoir davantage sur Thomery, cliquez sur ce lien

Un système complexe d’aqueducs pour alimenter Paris. Une large partie de voies est enterrée.

 

Parisiens, randonnez, vous êtes cernés !

Et les parigots , Inutile de chercher des prétextes à deux balles pour rester devant la télé le dimanche au lieu d’aller gambader dans la nature . D’ailleurs à bien regarder la carte de la région Ile-de-France, vous êtes cernés ! Bois de Boulogne, bois de Vincennes,  forêt de St Germain , Ile Adam, Montmorency,  Forêt de Carnelle, Domaine de Meudon, Parc de St Cloud, Ville d’Avray et Fausses Réposes, forêt de Fontainebleau, Vallée de Chevreuse, Parc Naturel du Vexin, Chantilly. Alors oubliez la bagnole, dégainez vite le pass Navigo , étarquez les pompes de rando pour découvrir ce formidable terrain de jeu. Séquence oxygénation sur fond d’exotisme parisien, voici une sélection de bons itinéraires testés et  certifiés .

Branchez vous sur le canal de L’Ourcqrandonneurs sur canal de l Ourcq

Mini-Rando à Montmorency

Ça tri-côte de Meudon à Clamart

Cracy Horses et randonneuses dans le 9-4

En boucle autour de Conflans St Honorine

Lâche ta Souppe, Y ‘ a du bouleaux en Yvelines

Une traverse de Paris très black and flaques

La traversée Nord-sud de Paris

Rando royale à Versailles

Fausses Reposes et Ville d’Avray 78

Gros lot sur le pari St Germain

Voyage aux boues de l’enfer à Rambouillet

La crème de la rando à Chantilly

Forêt de Carnelle, la belle randonnée du Val d’Oise

La rando se mort La Queue-en-Yvelynes

Mettez-vous Auvers-sur-Oise

 

Idée rando de gare à gare : Bois-Le-Roi – Barbizon – Fontainebleau/Avon

rando de 22 km- – passage par les sentiers Denecourt-colinet et Barbizon.
la gare de Bois-Le-Roi

Parigot mais écolo ! Voici un nouvel itinéraire à découvrir  cet été en laissant la voiture au garage. Il suffit de prendre le train gare de Lyon en direction de Montargis et de descendre à la gare de Bois-Le-Roi. Le Pass Navigo suffit ou il vous en coûtera 17,70€ de Pass Mobilis 5 zones. Ce parcours de randonnée de la forêt de Fontainebleau présente l’avantage d’être bien abrité (plutôt agréable en cette canicule) et il emprunte les fameux sentiers historiques Denecourt-Colinet (balisés de bleu) . A mi-chemin, profitez de votre passage à Barbizon soit pour visiter une expo, soit pour prendre une bière . Vu votre tenue d’aventurier, je vous conseillerais le second choix  dans cette très chic bourgade aux abords de ce domaine de Fontainebleau. Il convient de mentionner qu’il n’y a pas de gare à Barbizon et que vous serez donc obligé de marcher jusqu’à la prochaine ! Cette randonnée de 22 km environ comprend quelques bosses et des passages par les fameux rochers fréquentés par les grimpeurs. L’occasion de transpirer encore un peu plus mais aussi de pique-niquer au frais ou de faire la sieste entre deux blocs. A ce sujet, vous passerez par le Chalet de la Caverne , une jolie buvette pour y savourer un ultime  café avant de poursuivre dans cet univers sauvage  vers la gare de Fontainebleau-Avon.

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profil de la rando depuis Bois le Roi jusqu'à Fontainebleau.
Quelques bosses pour se dérouiller les gambettes en grimpette.
Des fougères géantes cette année en forêt de Fontainebleau
La jolie mairie de Barbizon.
Une balade qui vous fera découvrir également des arbres classés « remarquables » pour leur taille ou leur âge.