Archives du mot-clé GR1

Rando-découverte du Vexin depuis par Vaux sur Seine

Vaste de 60.000 ha , le parc Naturel du Vexin offre une infinité de parcours de randonnée. Voici un itinéraire de 25 km environ, une boucle au départ et à l’arrivée de la gare de Vaux-Seine. (Accès depuis la Gare St Lazare -Direction de Mantes-La-Jolie). Ce parcours vous fera découvrir les multiples facettes de cette région en circulant dans les vastes plaines céréalières. Vous découvrirez en chemin le célèbre château de Villette à Condécourt, lieu de tournage de nombreux films d’époque, ainsi que de beaux lavoirs bien restaurés. Ce sera l’occasion de visiter des églises de pur style roman. La première partie de cette randonnée se fait à découvert, mieux vaut donc prévoir chapeau et réserve d’eau conséquente  les jours  très ensoleillés. La seconde partie emprunte quelques routes et se déroule abritée en sous-bois. Cette randonnée pur Vexin n’offre aucune difficulté technique , elle n’emprunte que de faibles portions des GR 1 et 2,  mais davantage de PR (Chemins de petite randonnée) balisés en jaune.

La table rando de Longuesse

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Etape finale du GR1 , sortie de chantier de Grande Randonnée

Il aura fallu deux ans et demi, dix-huit étapes, à Stéphane notre sympathique, inaltérable même au rhum arrangé et imprévisible guide pour boucler le GR1, ce sentier historique de 580 km qui encercle l’Ile-de-France. Ce parcours a été pour les plus tenaces de nos randonneurs l’occasion de découvrir toutes les facettes de cette région parmi les plus boisées de l’hexagone. Car ce GR1 parcouru de gare à gare et toujours « à allure soutenue », ne fut pas pour tous une promenade de santé. Certaines portions atteignirent les 30, 35 voire 40 km, et ce quelles que furent les conditions météo. Enorme fatigue, pique-niques plus que tardifs, pauses rares et brèves, ampoules, courses finales, trains manqués de justesse, retour au coucher du soleil, le gaillard n’aura rien épargné aux volontaires qui souhaitaient l’accompagner sur cette aventure circulaire.

Une dernière étape de 25 km pour boucler un GR1 francilien passionnant

Afin de vivre cet ultime rendez-vous sur une distance théorique de seulement 25 km, une trentaine de ces fidèles se retrouvaient au départ en gare de Villiers-Neauphle. Objectif : rejoindre la gare de Saint-Nom-la-Bretèche, au complet si possible ! Vous l’avez compris, une étape de rando sur le GR1 avec ce cher leader n’est jamais sans surprise et celle-ci ne dérogea pas à la règle, avec cette fois de l’inédit ! Pour la première fois, et je randonne depuis des années, le groupe se heurta

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FONTAINEBLEAU, 22 km à déguster on the rocks !

Vaste et verte Seine-et-Marne ! Le département francilien encercle la capitale par l’est et le sud,  ses deux fleuves s’y rejoignent en banlieue, y serpentent comme ils peuvent entre plaines agricoles, bois et cités. On en oublierait presque que la Seine s’enfle très en amont d’une autre jolie rivière. En effet le Loing n’est pas loin pour le randonneur parisien en quête de balades !  Et les gares au sud du 77 ne manquent pas pour planter le point de départ d’un long périple hivernal au cœur de la forêt de Fontainebleau. C’est de Thomery que je m’y engage avec quelques marcheurs de l’association Sport et Nature. Ce parcours tracé par Christian nous conduit d’abord sur les rochers des sentiers Denecourt-Colinet, Une douzaine d’itinéraires historiques balisés de bleu. Les flaques de pluie des jours précédents se sont éclipsées comme par magie car les chemins sablonneux restent  à Fontainebleau toujours praticables. La nature endormie affiche ses allures hivernales.

Un beau parcours de 22 km qui passent par deux sentiers Denecourt.

Des plaques de neige résistent ici et là. Le dernier coup de vent a eu raison des arbres les plus vulnérables.  Les forestiers ayant commencé le grand toilettage, de nombreuses piles de bois bordent les allées  dont les abords portent encore la trace du labourage nocturne  des sangliers. Randonner à Fontainebleau n’est pas compliqué mais demande de la vigilance  tant le réseau de sentiers est dense. Sur les centaines de carrefour en étoile, ils partent vers tous les horizons plongeant parfois le randonneur dans le doute et la perplexité. Chacun a sa technique ; carte en main, les vieux routards se repèrent même avec les numéros de parcelles et à la boussole. Les geeks connectés se fient aux outils numériques.  Les  routes, les mares, les vallons, les buttes, les sommets portent ici des noms chargés d’histoire.

Du haut de ces rochers humides 20 000 lieues sous les mers vous contemplent !

Ils nous entraînent parfois dans le faste des chasses royales, un peu plus loin dans l’angoisse d’un coupe-gorge ou encore vers des lieux pleins de poésie. Les GR11, GR1 et les PR s’y croisent, se recroisent dans cette forêt à la fois domaniale et privée de 25 000 ha, terre recouverte par la mer il y a 35 millions d’années ! Notre parcours décrit une large boucle afin d’assurer les 22 km annoncés au programme, la bonne mesure du randonneur qui lui permet ensuite de dormir saoulé de grand air. Par chance, aujourd’hui, la fenêtre météo permet au groupe de pique-niquer en plein soleil sur le belvédère situé au bout de la Route de l’Inspecteur Général. La forêt s’étend devant nous à perte de vue, un large panorama où les pins toujours verts se mêlent aux chênes, hêtres, saules, bouleaux et tilleuls dépouillés. La seconde partie de la randonnée nous ramène vers un autre chemin Denecourt, une longue route de crêtes qui contourne des combes profondes et des pierriers. Le sentier tortueux sollicite les muscles refroidis par le déjeuner ; le dénivelé cumulé positif atteindra sans doute 600 m ce jour-là. Le retour vers Paris est prévu de la gare de Moret-Veneux-les-Sablons. Sur cette ligne R, les trains se font rares les dimanches d’hiver. Une pause de trop, un pique-nique qui s’attarde et on regarde son train partir en arrivant à la gare… et on reste planté sur un quai ou dans une salle d’attente faute de trouver un bistrot ouvert ! Cette randonnée « bosselée » très agréable demandera un peu de persévérance aux moins entraînés, et à tous de bien calculer son horaire de retour pour Paris. Profitez pleinement de cette période « creuse » hivernale à Fontainebleau. Dès les beaux jours, les célèbres rochers  retrouveront leur affluence. Près de 2 millions de personnes fréquentent les lieux chaque année !

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Vexin express, bières locales et vie de château

Épatante la croix pattée du Vexin.

Alors que la plupart d’entre nous s’offre une grasse matinée le dimanche ou un footing tranquille à deux pas de chez eux, quelques randonneurs allumés décident de traverser une partie du  Vexin version rando turbo. Pourtant rien ne pressait vraiment. La journée s’annonçait particulièrement  chaude,  les plaines découvertes et arides du Parc Naturel n’engageaient personne à se lancer dans une randonnée  faite de larmes et de sueur. C’était sans compter sur le programme concocté notre amie Chantal, la spécialiste du 9-5 sauvage. Notre guide avait en effet convenu d’un rendez-vous à midi tapant chez un brasseur de Théméricourt, une sympathique bourgade située à trois heures de marche de Boissy L’Aillerie, notre gare de départ. Ouch ! Et il a fallu accélérer  sur la Chaussée de César et autres sentiers

27 km à fond !

 histoire d’ arriver dans les délais avant que les patrons ne mettent la clef sous la porte pour le déj’ . Soit marcher à plus de 5 km/h sous un cagnard naissant. Tout ce que j’aime. Après une dégustation sauvée de justesse et quelques achats, les survivants ont pu visiter le parc du château, un édifice abritant l’Office du Tourisme du Parc Naturel du Vexin. Cette aire de jeu de 60 000 ha regorge d’ailleurs de trésors historiques en tous genres dont un autre château  fameux , celui de Vigny. Ce dernier présente la particularité d’être élu à la rénovation du patrimoine grâce à une participation prise du Loto National . (à lire ci-dessous). Merci à Stéphan Bern pour ce coup de main. Comme quoi l’animateur star sait autant donner que recevoir avec ses « ménages » chez Akena Vérandas . Cette longue et brûlante randonnée ne présente pas de difficultés majeures en terme de dénivelé. On la fera de préférence par beau temps et plutôt à jeun afin de rejoindre la gare de Santeuil avant la nuit . Hips !

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Voyage au bout de la sueur de Lardy à Etampes (91)

Un beau tracé de 23 km autour de la Juine

Canicule tenace, l’Ile de France transpire depuis des semaines. Je profite d’une baisse providentielle à 31°C pour répondre présent à la rando du dimanche. Les deux litres d’eau du  vieux Camel bag débordent dans le sac à dos.  Zut. La crème solaire à portée de main et bob vissé sur les  crânes, tout le monde débarque du RER C à Lardy dans l’Essonnes (91) . Chrisitian B. nous a concocté un cocktail à servir frais en sous bois aux abords de la Juine, un joli brin de rivière au sud du département. Au programme, un parcours de 23 km, direction sud-ouest, le genre de direction qui permet de se carboniser face au soleil. La rando suit une bonne partie du GR11 et se poursuit par le GR655, ce chemin de Compostelle qui part de Paris et passe par Tours, Bordeaux .. Séquence nostalgie, je retrouve mes chères coquilles jaunes sur fond bleu après ma voie d’Arles de juin dernier. Le sentier francilien s’avère plutôt bien abrité toute la matinée.  On en profite pour tailler 13 km en semant parfois quelques étourdis qui s’attardent devant le fameux dolmen de la région. L’aire de pique-nique comporte des tables accueillantes et un restant de pelouse calcinée mais à l’ombre. Quelques bouchons sautent, signe que les 30°C du moment n’effraient pas les amateurs de bons vins.  Prudent, j’évite le piège et me rue sur un sandwich d’adulte et une poignée de Reine-claude. La torpeur générale qui s’en suit est à la hauteur des degrés Celsus combinés à ceux des bouteilles. Le groupe plonge dans une sieste dont le silence rentrera dans les annales. On entend juste les guêpes voler. La pause dépasse les 90 minutes et pour certains la reprise relève de l’exploit . 14h passé, il nous reste encore près de 10 km avant de rejoindre Etampes et déjà les réserves d’eau s’évaporent dans les gosiers desséchés. Arrivé à Brières-les-Scelles, je croise un jardinier  qui arrose ses tomates, un vrai mirage. Et non ! Je vais déclencher un plein collectif avec le gentil bonhomme. Je lui tends une bouteille et  toutes les gourdes font le va-et-vient au-dessus du grillage. On parle tomates, prix de l’eau, sécheresse avant de prendre congé  et la direction d’une ultime bosse de verdure vers la gare de retour. Les jambes sont lourdes, l’équipe s’éparpille sur des centaines de mètres et Christian multiplie les regroupements. Le dernier aura lieu au bar de la gare, le RER C repassant toutes les demi-heures, de quoi prévenir prudemment  les troubles d’une déshydratation naissante !

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Idée rando de gare à gare : Bois-Le-Roi – Barbizon – Fontainebleau/Avon

rando de 22 km- – passage par les sentiers Denecourt-colinet et Barbizon.

la gare de Bois-Le-Roi

Parigot mais écolo ! Voici un nouvel itinéraire à découvrir  cet été en laissant la voiture au garage. Il suffit de prendre le train gare de Lyon en direction de Montargis et de descendre à la gare de Bois-Le-Roi. Le Pass Navigo suffit ou il vous en coûtera 17,70€ de Pass Mobilis 5 zones. Ce parcours de randonnée de la forêt de Fontainebleau présente l’avantage d’être bien abrité (plutôt agréable en cette canicule) et il emprunte les fameux sentiers historiques Denecourt-Colinet (balisés de bleu) . A mi-chemin, profitez de votre passage à Barbizon soit pour visiter une expo, soit pour prendre une bière . Vu votre tenue d’aventurier, je vous conseillerais le second choix  dans cette très chic bourgade aux abords de ce domaine de Fontainebleau. Il convient de mentionner qu’il n’y a pas de gare à Barbizon et que vous serez donc obligé de marcher jusqu’à la prochaine ! Cette randonnée de 22 km environ comprend quelques bosses et des passages par les fameux rochers fréquentés par les grimpeurs. L’occasion de transpirer encore un peu plus mais aussi de pique-niquer au frais ou de faire la sieste entre deux blocs. A ce sujet, vous passerez par le Chalet de la Caverne , une jolie buvette pour y savourer un ultime  café avant de poursuivre dans cet univers sauvage  vers la gare de Fontainebleau-Avon.

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profil de la rando depuis Bois le Roi jusqu'à Fontainebleau.
Quelques bosses pour se dérouiller les gambettes en grimpette.

Des fougères géantes cette année en forêt de Fontainebleau

La jolie mairie de Barbizon.

Une balade qui vous fera découvrir également des arbres classés « remarquables » pour leur taille ou leur âge.

Rando IDF « spécial grèves SNCF » : St Chéron-Lardy (91) – 20 km

Orge, blé ou seigle ? Interro en fin de rando !

En ces périodes de grèves  SNCF perlées comme des colliers de tahitiens, qui s’éternisent et nous  compliquent la life , les plus zélés d’entre nous devront encore jongler avec les RER C, D,E pour continuer à faire de la randonnée en IDF.  Qu’ils n’oublient pas également les imprévus  genre déraillement, détournement, maintenance d’aiguillage, alerte terroriste ou météo, suicides en série,  occupation des voies .. etc.. Alors , bien équipés des App pour smarphone SNCF, Vianavigo, Trancilien, RATP,  ils auront la chance de s’adonner à leur loisir dominical favori et peut-être d’en revenir dans des délais décents.

Belle randonnée de 20 km dans l’Essonnes – Facile.

Après avoir compilé votre itinéraire lors d’une task force en famille ou entre amis, doublée d’une procédure « Check, double check »,  étudiez avec soin toutes les back up  solutions, je vous propose d’essayer cette jolie balade dans l’Essonne depuis la gare RER de St Chéron et celle de Lardy. Cet itinéraire de 20 km vous fera traverser de vastes plaines céréalières et emprunter des passages épisodiques en forêt. Ne manquez pas lors  votre rando de visiter l’église de St Sulpice de Favières et déposer un cierge pour que votre w.e prochain soit placé sous de meilleurs hospices côté transport !

L’église Saint-Sulpice de Favières.

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Fiche rando St Chéron-Lardy (91)

Etape 10 GR1 – Voyage aux boues de l’enfer – Le retour

Non, pas un ruisseau mais le sentier !

Joli chemin.. vu de loin !

Je dois l’avouer mais ce dimanche-là,  et pour la première fois depuis des années, j’ ai  écourté le parcours d’une rando, cette 10e étape du GR1 et je ne suis pas arrivé à Mortcerf comme prévu .  Je ne fus pas le seul à jeter l’éponge  à la gare de Crécy-La-Chapelle (77) après 20 km depuis Meaux sur les 28 prévus. Flashback . Départ tardif, la météo  s’annonce clémente avec un thermomètre calé sur 7°C et le niveau des rivières de Seine et Marne  qui descend gentiment. Hélas ce redoux fit fondre la neige accumulée depuis plusieurs jours et Stéphane notre guide du jour , moi-même et le groupe de 16 marcheurs, nous avons tous sous-estimé l’état du terrain. Dès la sortie de Meaux, le GR1 était barré pour inondation. Qu’importe, on fit demi-tour pour rejoindre 500 m plus loin un sentier en hauteur. Quelques kilomètres après , un portail barre le chemin détrempé qui  bifurque  soudain vers la droite. Personne n’y prête attention mais on se retrouve sur l’ échangeur de l’autoroute A145 à proximité de Quincy-Voisins. Nous avons ainsi perdu et le GR1 et il fallut parcourir près de 2 km supplémentaires pour le rejoindre après Bouleurs sur un sentier à travers champs. Les goûts et les bouleurs.. Les pieds s’enfoncent jusqu’aux chevilles dans la terre gorgée d’eau qui pénétre inexorablement dans la plupart des chaussures. Guêtres, Gore-Tex, rien n’y fait , ça baigne ! Les ornières profondes piègent les moins attentifs. Chacun essaie de trouver les mottes herbues émergentes pour progresser, même les bâtons collent à la glaise. Un étrange ras-le-bol venu d’ailleurs s’empare de moi. Après un pique-nique express à Bouleurs, le groupe reprend sa progression difficile dans la boue, sachant que Mortcef se trouve à plus de 10 km ! les trois dernières randos de janvier sur les chemins presque impraticables et cette matinée ont eu raison de mon abnégation, le jeu  ne m’amuse plus. Claire, Geneviève, Hubert , Etienne et votre serviteur stoppent à Crécy-La-Chapelle pour reprendre le train vers la gare de l’Est. Il y a des jours où la Loi de Murphy (loi de l’Emmerdement Universel Maximum) aime à se manifester : les trains au départ de Crécy sont annulés pour cause de

Un parcours de 28km réduit à 20 par KO technique.

grève ! Dans sa grande mansuétude, la SNCF affrète des bus de remplacement pour rejoindre Esbly au rythme d’un par heure et bien sûr on le loupe car il part plus tôt que prévu ! Crécy le dimanche ressemble au Ténéré, pas le moindre bistrot d’ouvert. Une pluie violente et glaciale nous force soudain à nous réfugier sous un abribus aux vitres explosées devant la gare fermée. Le car arrive pour nous conduire enfin vers Esbly. Sauvés ..enfin  presque , puisque le train programmé est annulé suite à un problème technique ! Attente de 30 mn supplémentaire. Je reprends mon scooter à la gare parisienne sous une ligne de grains polaires pour arriver transi à Bois-colombes vers les 19h00 ! GR1 en hiver ? Éreintant. Avis aux amateurs.

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Le Grand Morin en effervescence.

Fosses (95) l’hiver ? A l’aise glaise !

no comment !

Anita 1ere et ses demoiselles d’honneur de Sport et Nature présentent la nouvelle collection de bonnets.

N’essayez pas de comprendre pourquoi les parigots randonnent en été sous le cagnard ou en hiver sous la flotte, et ce dans un univers limité aux 5 zones du pass Navigo SNCF ! Moi, j’ai renoncé. Depuis déjà quelques semaines, les crues ont transformé le bassin parisien en une éponge mal essorée. Les randonneurs ne sont pas loin de troquer les bâtons contre des pagaies !  Toutes notions de vitesse, de moyenne sont à oublier . Les sentiers défoncés par les ornières des engins forestiers ou agricoles débordent par endroit et l’eau ruisselle dans la moindre côte entre les cailloux.  L’adhérence relève plus du patinage artistique que de la marche. Ce dimanche là seule une poignée de stakhanovistes pouvaient se rendre dans l’Oise alors que les conditions météo ne s’annonçaient guère meilleures dans cette région. A la sortie de la gare de Fosses (95), à peine arrivé dans la première plaine, le vent du Nord  glacial me cueillit à froid. Tympan gelé, douleur aiguë , oreille cassante comme du verre, j’enfonçais d’urgence le bonnet, je relevais capuches de la doudoune et veste Arc Térix et  le tour du coup en polaire jusqu’aux yeux. Le menu local s’annonçait 100% hivernal et le plat du jour était servi dès 9h30. Chantal, notre guide du jour, piqua plein ouest  vers Luzarches pour débuter une boucle de 25 km à cheval sur l’Oise et le Val d’Oise. (la boucle ..à cheval, pas nous ! ). Nelly la stagiaire-guide lui emboitait le pas.

Pique-nique express au lavoir.

Val d’Oise ou Oise, comme tu veux tu choises

Arrivée héroïque du groupe au calvaire , 200 m , sans oxygène.

Afin de positiver, Chantal évoqua la chance de pouvoir tester l’étanchéité du matériel et nous gratifia dans le RER D d’une touche culturelle relative au passé de Fosses : une ville de potiers, des artisans qui creusaient … des fosses pour en extraire l’argile. De ce côté là, tout le monde allaient être gâté. Le matériau  gluant à souhait nous colla gravement les baskettes durant des lieues. Par chance, le ciel ne nous  tomba pas sur la tête malgré la menace de quelques giboulées neigeuses . Après une douzaine de kilomètres, on arriva comme prévu (glaiseux mais heureux) au lavoir qui nous servirait d’abri pour le pique-nique. La fatigue et le froid tiraient sur les organismes, la reine Anita 1 ère victime d’un coup d’hypotension fut  remise sur pied à coup de dattes et boissons chaudes. Béatrice arrosa le groupe au rhum arrangé, Vincent, militant engagé et rebelle réussit à nous épargner durant douze secondes son flux verbal politico-social passionné, sur Aubenas-centre-du-monde , le tout sur fond de concubinage à géométrie

variable avec une mystérieuse  Anne-Marie.  Bravo ! Le vent polaire tourbillonnant en fait sous le lavoir , je pris même mon dessert avec les gants, le déjeuner ne dura pas plus de 35 minutes, il fallut décampé avant la congélation. On n’y croyait pas mais un rayon de soleil miraculeux perça soudain les nuages en éclairant le paysage d’une lumière quasi divine. Un petit bonheur furtif mais sublime. Puis une moitié du groupe s’enfonça dans les bois pour aller découvrir  la

un parcours de 25 km très exposé.

curiosité locale, un vrai menhir en vraie pierre même si Eric le qualifia avec un certain mépris de « mur d »escalade pour nain » , une réflexion qui irrita terriblement Chantal , qui jura que cette rando serait la dernière qu’elle organiserait  etc..Personne ne l’a crue et les touristes rejoignirent l’autre moitié du groupe qui bronzait sur le sentier de retour vers Fosses. Cet itinéraire intéressant, où les champs de betteraves fourragères alternent avec les bosquets boisés et quelques châteaux , mérite d’être refait au printemps dans les conditions disons.. plus clémentes . Allez qu’importe, l’important était de sortir ce jour-là de la capitale plongée dans la grisaille. Alors comme le répète Anita, prof d’anglais en banlieue chic : « oublie l’hiver, va marcher  toi aussi et  kiffe ta life ! »

 

 

 

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Terrain de jeux entre culture et cultures.

Nelly et Chantal en pleine réflexion d’orientation

What ? Du soleil ? !!

Du haut de se menhir, 400.000 ans d’histoire me submergent.

Meaux (ise !) et la rando maudite sauvée des eaux

Lagny-Thorigny.. tout le monde rebrousse chemin par les passerelles anti-crues

Janvier, mois de toutes les résolutions de purification morales et physiques où les images bibliques de jadis se télescopent aux selfies narcissiques d’un XXIe siècle décadent, comment ne  pas songer avec nostalgie aux  Rois Mages en rando   vers la Galilée (source Wikirsch : Sheila – ‎Mars 1971 de ‎J Schmitt / C Carrère) mais plus encore à cet homme d’exception, autre randonneur infatigable qui erra dans le désert pendant quarante ans pour faire sortir d’Egypte son peuple empêtré dans un sacré pétrin, je veux parler de Moïse. Parmi ses exploits, rappelez-vous de sa fameuse traversée  de la mer ..à pied. Parallèle historique assez audacieux, je vais vous relater l’histoire d’un groupe de 27 randonneurs immergés cette fois en Seine et Marne, le premier w.e après l’épiphanie, synonyme pour vous, misérables païens, de frangipane, fève et couronne en toc . Cette fois ci, le guide du groupe se nomme Geneviève, femme rigoureuse qui veilla des décennies à faire respecter les lois gravées dans les tables républicaines et qui après une révélation probablement divine, se consacre à maintenir sur le bon chemin les brebis de Sport et Nature et des Amis de la Nature.  Sa mission est  ce jour-là de purifier une poignée de randonneurs en surpoids, et en proie à une ankylose musculaire hivernale sévère. Lors d’un premier message par mail, elle les avait prévenus sans ménagement :  » Bande de petits ..sal.. (éloignez les gosses de l’écran), vous allez expier vos fautes, de Lagny-Thorigny à Meaux lors d’un parcours de 23 km mené au rythme infernal de 4,5 km/h que je qualifierai en un mot d’allure SOU-TE-NUE. ». Ce qualificatif avait eu pour effet de décourager les moins entraînés d’entre nous qui préfèrent tester chez eux leur nouvel écran plat 82 pouces ou faire je ne sais quoi sauf d’aller au rdv à la Gare de l’Est à 9 heures du mat’ .

 

La Seine et Marne, la Brie dans toute leur splendeur

La promesse de cette purification péripatétique et un soleil radieux remplirent de joie les 27 randonneurs volontaires et tous affichaient un large sourire à l’idée de revoir la citée, sa cathédrale, Coppé son maire et ses kébabs. La ville et certains se réveillaient lentement, quelques autres avaient oublié leur déception d’avoir rater une semaine auparavant un Meaux By Night  very pathétique, ou s’en réjouissaient, au choix . (Voir  notre dernier article  « Rando d’hiver ? ..pas de la tarte mais de la galette  «   https://wp.me/p6NqC2-TA). Néanmoins les fidèles et piliers de Sport et  Nature marchaient pour beaucoup le cœur serré, l’âme encore marquée du souvenir d’une randonnée estivale douloureuse dont les faits sont relatés dans un autre article intitulé « Errance et zizanie à Meaux » – https://wp.me/p6NqC2-Ny ).

Bon, ok, raté le pique-nique à table !

Une fois encore le sort s’abattit sur  ce parcours francilien dès le premier kilomètre. Dès Lagny un univers liquide leur barra le chemin . La Marne était sorti de son lit elle aussi et les berges du GR1 submergées n’étaient plus qu’un vague souvenir.  Qu’importe, les marcheurs et leur  guide s’élancèrent au- dessus des flots  ! Rien ne semblait pouvoir anéantir leur appétit de kilomètres ni les détourner de leur but, atteindre la ville. Lorsque les dernières passerelles métalliques anti-crues disparurent du décors, tous regardèrent vers le ciel et demandèrent à Dieu lui-même : « Pourquoi cette p…de rando à Meaux est-elle maudite ? » . Aucune réponse ne se fit entendre . Alors Geneviève trouva une issue de secours dans les cartes. Fluctua nec mergitur, alleluia, une route parallèle nous conduirait jusqu’à la forêt, loin du traitre fleuve. C’est ainsi que l’on  traversa une nature aux allures de rizière (dixit Sylvie,  trekkeuse au long cours très imaginative) en remontant le canal menant à Meaux. Après 14 km, notre guide stoppa net notre progression.  Nous étions arrivés sur l’aire du pique-nique mais consternation et rigolade générales,  les tables baignaient dans une marre immense. La troupe fut invitée fermement à rester groupée sur la berge lors du repas. Seuls, quelques Judas bravèrent l’autorité pour s’installer sur un pont. Dans sa miséricorde Geneviève les pardonna et rompit une fois encore le pain et la galette, l’ apôtre André partagea le vin, je me crucifiais sur le sol pour m’imprégner du soleil miraculeux . Nous avions quitter Mareuil et nous cheminions vers Nanteuil lorsque un autre obstacle de taille se dressa devant vous : la redoutable route nationale N36. Perfide, bruyante, symbole de la triste zizanie d’octobre 2017 , l ‘artère infranchissable défiait une nouvelle fois un guide de Sport et Nature. Michel BL, meneur de cette rando à l’époque,  se remémora soudain cet instant tragique ou le groupe de 53 marcheurs se scinda en deux sous ses yeux remplis d’impuissance et  de résignation, les uns suivant un chemin incertain en lisière de forêt, les autres coupant à travers champs.

Parcours long mais facile avec le passage délicat de la RN 36

Geneviève chassa de son esprit cette visions cauchemardesque, préférant s’en remettre au bon sens , à sa carte et ..à Google Map. Quelle pitié ..Je pestais une nouvelle fois contre tous les guides de la terre hermétiques aux App de rando dignes de ce nom. Malgré tout, notamment les rond-points, nous avons réussi à rejoindre le GR1 . Les deux kilomètres se firent dans la boue des champs et une ultime route inondée nous força à escalader un coteau glissant pour  enfin rejoindre Meaux. De 23 km annoncés, nous en étions à 27. Le petit plus habituel offert par l ‘association. Ne la remerciez pas c’est cadeau !!

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