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Bossapas 2019, une 12 e édition encore plus sportive

L’ancien président du Comité Départemental 92 de la FFRP n’aurait sans doute pas imaginé en 2007 que la Bossapas connaîtrait un tel succès. Afin de donner à la randonnée une  image plus tonique que celle de la balade  pépère du dimanche après midi, il proposa de créer un parcours  balisé permanent  dans la forêt de Fausses Reposes à côté de Versailles. Or l’ONF, avec qui  la FFRP à une convention au niveau national s’y opposa. L’administration craignait un afflux massif de randonneurs susceptible de se mettre en danger à certains endroits et de dégrader l’environnement dans d’autres. ONF donna seulement son accord pour un parcours éphémère de 10 km. Environ 150 marcheurs se lancèrent alors sur ce premier itinéraire bosselé à souhait . Depuis la Bossapas n’ a cessé de gagner à la fois en longueur, en difficulté et en notoriété. Les organisateurs  y ont ajouté rapidement une boucle dans la forêt de Meudon pour atteindre les 25 km puis une autre de 10 km dans la forêt de Clamart.  Cette année la Bossapas proposait donc les  distances  de 25 et 35 km avec un dénivelé positif respectivement de 80 et 1200 m. Je m’y inscrivis pour une quatrième participation afin d’en découdre avec le plus long de ces itinéraires superbes en pleine nature, aux portes de Paris . Plus de 800 randonneurs se sont ainsi lancés graduellement depuis la gare de Chaville Rive Droite dès 7 heures du matin.  Randonneurs de club, individuels cherchant à se tester, sportifs accomplis visant  un chrono ou parachevant un entrainement de trail, chacun trouve dans la Bossapas l’occasion de dépasser ses limites ou simplement passer du bon temps en famille ou entre amis. Désormais une soixantaine de bénévoles gèrent le bon déroulement de ce rendez-vous annuel en septembre depuis la gestion des inscriptions en ligne et sur place, le tracé du parcours,  le ravitaillement jusqu’à la remise des diplômes . Et dire que jadis ce tracé était réalisé  à la main à partir de la carte IGN au 1:25.000e ! Le curvimètre suivait alors les courbes de niveau dont on faisait tant bien que mal l’addition pour atteindre les dénivelés escomptés. Depuis l’application IGN Rando permet un tracé rapide sur la même base topo numérique de Géoportail.

Grâce à mon expérience, je savais qu’il fallait bien gérer ce parcours éprouvant plutôt casse-pattes, et ce en terme d’effort, d’hydratation et d’alimentation. J’avais dû écourter mon programme une année précédente à cause d’un début de tendinite.

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Rando vins et .. naufrage !

Avertissement Eloignez les enfants de l’écran, cet article peut en effet causer des traumatismes irréversibles sur les jeunes sujets les plus sensibles ou les pousser sur un mauvais chemin. Ce qui, pour de futurs randonneurs, serait totalement néfaste.

Soyons clair, cette randonnée vins et fromages était clairement préméditée. On pourrait même ajouter qu’elle fait partie d’une tradition lointaine datant probablement de la création du club Sport et Nature. Ce n’est plus un secret, ce rendez-vous annuel est orchestré depuis longtemps par nos deux passionnés d’œnologie, Stéphanie et Christian. Notez au passage qu’ils occupent les deux postes les plus élevés de l’association : présidente et secrétaire. Les plus naïfs n’y verront qu’une simple coïncidence.

Lors de cette édition 2019, Christian avait choisi de nous embarquer dans la forêt de Dourdan, département de l’Essonne. Afin d‘attirer un maximum d’adhérents dans ce qu’il convient d’appeler un traquenard, il n’avait pas hésiter à limiter volontairement la distance à 18 km. Sachant que nos randonnées ne sont jamais inférieures à 20 km… Je vous laisse juger. Résultat : la participation battit presque un record avec 49 personnes dont de tout nouveaux candidats à l ‘adhésion venus tester le sérieux de Sport et Nature. Pour une première randonnée et vu l’image assez « spéciale » offerte par l’association, nous ne sommes pas certains de les revoir un jour !

A peine neuf kilomètres parcourus depuis la gare de Dourdan, nous arrivons dans une clairière au milieu de cette forêt. Alors que dans 98 % des cas nous pique-niquons à même le sol, deux tables nous attendaient comme par miracle, en pleine nature. Lorsque des adhérents, probablement complices, ont étalé des toiles en guise de nappes, j’ai soudain réalisé que l’on ne sortirait pas indemnes de ce déjeuner piège.

Marie-françoise et Carole sous perfusion.
Christian, l’instigateur et meneur de cette rando Vins et Fromages Sport et Nature

En quelques minutes, le « plop » des nombreux bouchons extraits des goulots couvrit le chant des oiseaux. Les effluves de dizaines de fromages sortis de leur emballage provoquèrent la disparition immédiate de toutes espèces d’insectes dans un rayon de dix mètres. Puis les tables disparurent sous divers plateaux de ces produits laitiers, sous une forêt cette fois de bouteilles aux multiples couleurs dont les étiquettes aguichantes mentionnaient année et origine. Après cette pétarade de « plop », des vins se répandirent alors dans toutes sortes de verres allant du simple gobelet en plastique aux modèles incassables sur pied, en passant par ceux offerts par la FFRP lors de réunions de marcheurs, objets à la vocation ambiguë d’une fédération de loisirs apparemment sans vices. Différents couteaux sortirent des sacs afin de découper les victuailles : kits en plastique bon marché, combinés lame et cuillère inox, Opinel, armes de survie etc. Des pains de toute nature furent ainsi débités fébrilement et recouverts de fromages à l’appellation connue des seuls experts, à part le reblochon, le camembert et le gruyère, puis engloutis. Au fur à mesure que les verres se vidaient, des randonneurs – serveurs volontaires – les remettaient à niveau. Les adhérents les plus vulnérables, c‘est-à-dire les moins entrainés, criaient grâce sans conviction ou se resservaient eux-mêmes. Un nuage de vapeur éthylique semblait planer au-dessus des convives. Les conversations et les débats se firent de plus en vifs. J’écoutais d’une oreille distraite l’alternance de sujets confus allant du millième récit des Bronzés, de l’influence du Brexit, jusqu’aux divergences sur les gilets jaunes. Le vin déliait les langues, libérait des polaires les corps engoncés, les êtres se rapprochaient mêmes au point de se toucher ; l’atmosphère d’habitude si chaste devint carrément sensuelle. Il fallut bien deux heures pour venir à bout de tout, ou presque. Une file de randonneurs de l’Essonne passa rapidement, refusant de vider les derniers fonds en invoquant un impératif de timing bidon. Notre copine Anaïs s’en chargea !

Des restes de fromage allaient retourner dans les sacs à dos. Quant aux cadavres de verre, on en dénombra fièrement 18 ! Ils furent alignés au pied d’un chêne et chacun immortalisa la scène, histoire de dire : j’y étais. L’imposant groupe redémarra quand même, mais se disloqua rapidement sur plusieurs centaines de mètres sous l’effet combiné de la digestion et du mélange rouge-blanc-rosé à haut risque. Après le virage à angle droit d’un sentier non balisé, le téléphone de Christian sonna. Au bout du fil, Corinne, sa campagne l’informait qu’une vingtaine de marcheurs avaient perdu le groupe dont nous étions. Et soudain alors que la plupart des randonneurs du peloton de tête était affalés sous un soleil voilé, dans état proche de la sieste, elle est arrivée triomphante, avec dans ses pas les naufragés du chemin. De qui s’agissait-il ? De Geneviève bien sur, la natte au vent, caparaçonnée d’un sac-à-dos chargé de son siège pliant légendaire et du célèbre parapluie ayant subit mille tempêtes. L’ovation fut à la hauteur du sauvetage, en fait le deuxième exploit de la journée. Car elle seule disposait d’une carte et d’un sens de l’orientation suffisant, d’une part pour retrouver à midi le groupe en plein bois alors qu’elle avait raté son train, d’autre part pour le secourir l‘après-midi venu.

Inoxydable et infatigable, Marnia profita de quelques dénivelés pour se défouler en courant dans les descentes, Anaïs était passé en pilotage automatique et je luttais comme beaucoup d’autres contre une mollesse tenace. A ce moment de la randonnée, c‘est-à-dire les quatre derniers kilomètres, les questions viennent généralement assaillir le guide, dont l’incontournable : « Combien on a fait et combien il nous reste ? » Et c’est là que l’on reconnaît tout le talent, l’habilité, l’expérience, la psychologie d’un bon guide comme Christian. Alors qu’il nous avait vendu l’affaire pour 18 km, en moins d’une heure il passa de 19 à 20 pour finir à 21 km à la gare de Dourdan ! Le fameux bonus Sport et Nature. La Rando Vins et Fromages avait une fois encore tenu toutes ses promesses de convivialité imbibée et bouche pâteuse en honorant les richesses de nos terroirs vinicoles et nos trésors fromagers. Hips

Téléchargez la trace de cette randonnée :

https://www.visugpx.com/m9S4442JEH

 

Randonnée : vous êtes plutôt asso ou réseau ?

Les Français adorent randonner.  Selon les dernières statistiques , on estime que 5,5 millions de personnes pratiquent cette activité régulièrement, soit une croissance de 3% par an. En 2016 leur nombre a augmenté de 240.000.  Si la majeur partie des adaptes le fait seuls, en famille ou entre amis, d’autres préfèrent rejoindre le secteur associatif, des clubs placés ou non sous le giron de la Fédération Française de Randonnée Pédestre.  Il faut rappeler que chaque membres d’une association labellisée FFRP paient sa licence fédérale. Aujourd’hui la FFRP totalise 250.000 licenciés répartis dans 3500 clubs. Ses principales missions sont la certification des sentiers (110.000 km ), le balisage, (8000 bénévoles) la formation des animateurs. Elle a déjà édité 240 TopoGuides et développe son activité numérique avec notamment la création de nouveaux outils comme MonGR.fr.

Tous les randonneurs de l’Hexagone profitent plus ou moins gratuitement d’un balisage exceptionnel de GR, PR, GPR.. Le travail cartographique complémentaire de l’IGN est ici remarquable. Le site Geoportail déjà très complet est doublé désormais de l’IGNRando.

Pourtant la randonnée de groupe subit une réelle mutation. Avant de développer le phénomène, rappelons les principales motivations de ces milliers d’adhérents aux diverses associations. D’abord la plupart y cherchent la convivialité . Puis, grosso modo , ces clubs affiliés ou non comptent près de 60 % de femmes qui y trouvent la sécurité de randonner en groupe.  Enfin la randonnée associative est devenue un « produit de consommation » . Chacun y vient avec la certitude randonner toutes les semaines, (une à deux fois) , de varier les formes de rando (forme, marche nordique, longe-côte , Audax..) de disposer d’un guide sans avoir à se soucier de l’itinéraire et  encore  moins de l’orientation. La moyenne des effectifs des clubs FFRP tourne autour de 60 personnes et hormis le fait de payer leur cotisation annuelle, peu d’entre eux ne s’investit dans le fonctionnement de l’association. Notamment Il est parfois difficile pour certains clubs de renouveler leurs  guides.

Les + des Assos

– Fidélisation des adhérents – Groupes d’habitués favorisant la convivialité – certitude de trouver une à deux randos par semaines – planification de WE et séjours- Investissement indirect dans l’action de la FFRP

Réseaux et forums , la rando flexible et alternative

Face à ses structures associatives, une nouvelle génération de randonneurs se tournent vers les réseaux sociaux et forums de sites spécialisés pour  trouver des partenaires  et organiser leurs sorties. En quelques clics, ils publient une proposition d’itinéraire, organisent un co-voiturage ou proposent un partage d’hébergement en France ou à l’étranger . Ces forums sont aussi l’occasion de confronter ses expériences et d’y apporter des commentaires à la demande. Et plus encore de rencontrer de nouveaux partenaires. Contrairement à l’ association,  le réseau n’implique pas la présence de l’accompagnateur-guide. L’affaire se boucle rapidement sur le net. Cette formule permet de randonner en petit groupe en conjuguant idées et compétences. Seul et véritable risque, celui de tomber sur des inconnus peu sérieux  et les suivre un peu à l’aveuglette . On peut alors conseiller d’organiser une première sortie  courte et assez simple . Si le courant passe, on envisage de renouveler l’expérience.

Il existe désormais des réseaux spécialisés sur des destinations ou des régions précises. C’est souvent la garantie de tomber sur des spécialistes et de sortir des sentiers battus . Comme ne pas aborder le cas de Compostelle. Le forum du aucoeurduchemin.org est un des plus fréquentés. Les discussions et les commentaires y fusent , anciens et futurs pèlerins s’y rencontrent. C’est bien sûr l’endroit où les plus inquiets peuvent trouver un compagnon de route .

Les + des réseaux

Nouvelles rencontres, échanges d’informations et d’itinéraires, mutualisation des moyens (hébergement, covoiturage..) , flexibilité de l’outil

Conclusion

Depuis des décennies, les associations ouvrent les chemins de la randonnée au plus grande nombre. Beaucoup y restent des années, s’y forment souvent et partent un jour suivre leur trace entre amis ou en famille. Les randonneurs plus indépendants et aussi plus aventureux cherchent à élargir leur terrain de jeu et rencontrer des partenaires disponibles et parfois spécialisés sur une destination. Ne voulant pas s’engager, ils jouent la carte de la flexibilité. Le réseau est donc une alternative intéressante aux assos très ou trop rigides

Quelques sites spécialisés  :

Visorando.com, rando-trekking.com, I-trekkings.net,

 sportpartner.com

Sur Facebook : Compagnons de randonnée

Bossapas 2018 , la rando XXL des Hauts-de-Seine

Pour sa 11e édition, la Bossapas, rando radicale des Hauts de Seine, est encore monté en difficulté. Le parcours est passé de 33 à 35 km pour un dénivelé annoncé  de 1300 m + . Les marcheurs moins gourmands ont pu se rabattre sur un itinéraire de 25km . Comme les années précédentes, ce véritable marathon passait par les trois forêts de la banlieue sud-ouest de Paris : Fausses-Reposes, Meudon et Clamart. Retour sur une randonnée où ça casse mais ça passe.

Un parcours de 35 km entièrement en forêt , aux portes de Paris

Le départ de la Bossapas se donne traditionnellement à la gare de Chaville Rive droite où la FFRP et le Conseil Général ont installé le village . Pour cette édition près de 760 randonneurs affluèrent de toute l’île de France dès 7h du matin afin de recevoir le roadbook où dos duquel figuraient notamment les cases destinées aux tampons des divers contrôles . Les départs bien orchestrés se sont échelonnés de 7h30 à 8h30, sans le moindre bouchon.

La Bossapas ne ressemble pas vraiment à une rando dominicale habituelle. Dès les premiers kilomètres, on remarque une réelle effervescence voire une envie d’en découdre avec le terrain . Car ce jour -là peu de randonneurs se  lèvent aux aurores pour admirer le paysage mais pour réaliser une performance personnelle ou simplement relever le défi .

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Comment estimer la difficulté théorique d’une randonnée ?

Y aller ou pas ? Choisir quel type de trek  chez un voyagiste ? Combien d’entre nous ne se sont-ils  pas poser cette question un jour avant de se lancer à l’aventure sur les sentiers ? Et  heureusement avec clairvoyance et lucidité car rien de pire que de surestimer ses capacités sur un parcours trop long, trop raide ou dangereux. De nombreux autres facteurs rentrent en compte dans la décision de s’engager sur une randonnée de un à plusieurs jours notamment sa condition physique,  l’expérience de la grande Randonnée en terme d’endurance, la météo et enfin la motivation.  La plupart des agences de trekking classent leurs programmes à l’aide de pictogrammes  de 1 à 5 « chaussures », une évaluation fonction du nombre quotidien d’heures de marche et des dénivelés. Même trop approximatif, ce système de cotation fonctionne plutôt bien, le plus gros soucis des voyagistes étant la véritable homogénéité des groupes et imprévus météo. Grâce aux nouvelles cartographies numériques et la gestion des traces GPS, chaque randonneur peut  estimer d’une façon théorique et par observation du terrain (avant ou pendant) les difficultés d’un parcours de rando (durée, dénivelé, type de chemin..). En partenariat avec la société IBP Index , la FFRP (Fédération Française de Randonnée Pédestre) propose depuis deux ans un outil d’évaluation globale : Le Guide des Cotations des Randonnées pédestres. Vous pouvez le télécharger  www.ffrandonnee.fr/_241/cotation- de-randonnees-pedestres.aspx

Cliquez ensuite sur le lien « Télécharger »

Trois critères ont ainsi été retenus pour évaluer les difficultés d’une randonnée de un à plusieurs jours :

Estimation difficulté randonnée pédestre L ‘EFFORT : L’effort correspond à la difficulté « physique » de la randonnée pédestre et donc la détermination du niveau de mobilisation volontaire des forces physiques.

Pour le déterminer, téléchargez la trace GPS de votre rando  sur : https://www.ibpindex.com/ibpindex/analyser.php et cliquer sur   « calculer son indice d’effort » Deux  exemples de résultats du logiciel IBP Index : d’une  de mes étapes sur le GR 34 (25 km) et l’ensemble de mon Camino del Norte (900 km).

Le GR34 est donc de niveau 1 à 2 alors que le Camino de niveau 5. Mesurez vos propres parcours pour tester le programme.

LA TECHNICITE : Il s’agit de la difficulté «technique» et donc «motrice» de la randonnée pédestre conditionnée par la plus ou moins forte présence et importance d’obstacles.

Le guide vous donne ici des niveaux de difficultés suivant la taille, le nombre des obstacles observés ou prévus sur le parcours .

degré de difficulté randonnée pédestreLE RISQUE : Il s’agit de la difficulté « psychologique » de la randonnée pédestre et l’exposition du randonneur à des conséquences plus ou moins graves en termes d’accidents corporels en cas de chute ou glissade.

Là encore, le guide vous aide à déterminer un niveau de 1 à 5 suivant ces critères (n’oubliez pas le facteur météo)

Il ne vous reste plus qu’à éditer votre fiche de rando  :

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Toutes les App GPS de randonnée pour smartphones (Android et Ios)

La carte Topo IGN

S’orienter, se repérer, la quête du randonneur

Les App de rando GPS signent-t-elles la  fin des cartes papier et de la boussole ?

Carte et boussole, 100% fiabilité

Hormis les marcheurs qui se contentent de suivre un groupe sans se poser de questions si ce n’est connaître l’heure du déjeuner, la plupart des randonneurs cherchent toujours à savoir où ils se trouvent, quelle direction prendre pour atteindre leur but ou comment décider d’un plan B en cas de pépin, estimer la durée de marche restant à faire. Depuis très longtemps, on utilise des cartes papiers topographiques, quelles soient touristiques (Michelin, IGN…) ou celles dites d’Etat Major, cadastrales, etc. La boussole fait toujours partie de l’accessoire indispensable à l’utilisation de la carte topographique. L’échelle habituellement utilisée en rando est le 1:25.000e , c ‘est à dire 1 cm= 250 m. Cette échelle offre une précision suffisante pour suivre un parcours à pied. Les cartes topographiques comportent une foule d’informations utiles à l’ orientation : les GR, PR, GPR définis pas la FFRP (Fédération Française de Randonnée Pédestre), les routes, les courbes de niveau définissant le relief, les cours d’eau, les édifices divers (châteaux d’eau, églises, viaducs…) ainsi que les numéros des parcelles de terrains bien utiles en forêt. Il faut donc apprendre à déchiffrer les cartes. Rien de très compliqué, et la plupart des clubs et associations de randonnée proposent des cours d’orientation.

Avantages et points faibles des cartes papier : fiabilité du support, pas de panne, pas d’énergie.  En revanche, la mise à jour se fait environ tous les 5 ans (ex : IGN). Plusieurs cartes sont nécessaires pour des randos sur plusieurs jours (poids et coût). Les nouvelles cartes dites « compatibles GPS »  (quadrillage militaire de référence UTM) permettent de reporter facilement la position lue sur un GPS (sans fond de carte) sur la carte et de déterminer ainsi sa position. Enfin, malgré les efforts des éditeurs, elles restent fragiles et résistent mal aux intempéries. L’utilisation des porte-cartes est ici recommandée. Quoiqu’il en soit les cartes resteront toujours l’outil d’orientation le plus fiable du randonneur.

Vous emportez votre portable ? Autant l’utiliser en randonnée.

Les nouveaux GPS des smartphones : dès 2018 une précision de 35 cm et moins gourmands

La quasi totalité des modèles à écran tactile du commerce est équipée d’une puce GPS. Et, bonne nouvelle, la société Broadcom proposera dès 2018 une puce offrant une précision de 35 cm au lieu de 5 m aujourd’hui sur les appareils sous Android . La consommation devrait être aussi réduite de 50%. A suivre… Pour s’orienter avec son smartphone le randonneur devra télécharger une Application à partir de l’ Apple Store (IOS ) ou Google Play (Android). Rappelons que Google Maps n’offre pas cette possibilité et de plus cette application nécessite une connexion internet (réseau 3G, 4G…). Toutes les applications ont pour but de charger les fonds de carte destinés à la randonnées, le plus souvent au 1:25.000e. D’où proviennent ces cartes ? Les applications les plus performantes utilisent le flux de Geoportail. Le site Geoportail a pour vocation de faciliter l’accès à l’information géographique de référence, c’est-à-dire une information publique et de source officielle sur le territoire national. Cet outil permet de disposer de données fiables et complètes, remises à jour en permanence. On y retrouve les données géographiques numériques de l’IGN (photographies aériennes, cartes à toute échelle, représentations des bâtiments et du parcellaire cadastral, hydrographie, altitude, réseaux, limites administratives, noms de lieux…). Plus de 1 500 applications utilisent ainsi le flux de données Geoportail, donc celles de randonnées que vous trouverez ci-dessous. Les App de rando se différencient pas la richesse de leurs fonctions. La plus importante reste la possibilité de travailler « hors connexion ». Le principe est de stocker le fond de carte en le téléchargeant en Wifi avant la randonnée. Les puces GPS étant particulièrement gourmandes, cette fonction fait économiser ainsi de la batterie. Des App proposent aussi de mémoriser votre trace en cours de randonnée ou l’itinéraire que vous avez préparé chez vous sur votre Mac ou PC, ou encore de télécharger celles d’autres marcheurs.  (VisuGpx, Openrunner, Visorando…). Sur certaines un système de « balise » permet à vos proches de vous localiser en randonnée.

Le site Géoportail fournit le flux des cartes numériques à beaucoup d’App de randonnée

L’utilisation des données numériques de cartographie a bien sûr un coût. Ces App proposent des périodes d’essai gratuites d’une semaine puis facturent les téléchargements soit par unité géographique (ex : une région), soit par abonnement mensuel ou annuel, et ce avec diverses options de fonctionnalité – de 14 à 30 euros par an. Certaines comme Iphigénie (donc IGN) ont conclu des partenariats avec des instituts géographiques étrangers (Espagne notamment). Cela dit le  fameux portail OpenStreetMap met en ligne une cartographie communautaire accessible gratuitement. La précision de cette offre reste toutefois un peu aléatoire, tout comme le chargement des fichiers. Ces applications sont utilisées également sur tablettes qui disposent d’une puce GPS.

Batteries de secours 2200, 11400 et 4400 mah.

Conseils aux utilisateurs de GPS rando sur smartphone.

1- Attention, l’utilisation d’une App rando sur smartphone est plus complexe qu’il n’y parait et ne remplacera jamais la carte papier et la boussole en terme de fiabilité. Mais puisque vous l’avez dans le sac, autant utiliser une App dédiée.

2- Privilégiez une App fonctionnant « hors Connexion « . (au réseau 4G)

3-Téléchargez plus rapidement les fonds de carte chez vous en wifi.

4- Prévoyez une batterie de secours externe (de 2.200 à 4.400 mah).

5- En rando de groupe, évitez de contredire le guide et sa carte papier en sortant votre smartphone à tout bout de champs. Attendez qu’il vous sollicite !

6- Non ! Google Maps n’est pas une application destinée à la randonnée, mais elle dépanne pour se localiser.

7- Peu de smartphones sont étanches. Attention par temps de pluie, protégez votre appareil dans une coque spéciale ou un mini sac de congélation où vous ferez le vide avec une paille. Cela marche très bien.

8- Côté tablette, trouvez votre propre compromis entre confort, poids et consommation. Un écran de 10 pouces me semble être la taille maximum.

 

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