Idée rando en Seine-et-Marne : boucle du Grand Morin

Le bassin de la Seine ne manque pas de cours d’eau pour organiser des randonnées rafraîchissantes les jours de grandes chaleurs . Voici donc une belle balade de 22 km en boucle au départ de la gare de Crécy-la-Chapelle en Seine-et-Marne . Les randonneurs parisiens y accèdent en train depuis la gare de l’Est (Navigo 5 zones -changement à Esbly).

 

 

 

Ce parcours  très agréable propose de nombreux passages boisés et suit le Grand Morin sur sa partie finale. Ne manquez pas de vous attardez à Crécy, pour découvrir notamment la rivière et ses petits pont privatifs. Cette randonnée du Grand Morin ne présente pas de difficultés. Vous pouvez imaginez quelques variantes pour allonger ou raccourcir cet itinéraire. Voici un autre parcours depuis cette gare Autre idée rando depuis Crécy

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Randonnée du Grand Morin (77)

 

 

 

 

Découvrir Dunkerque et les dunes de Flandre en randonnée

Oubliez tous les clichés rebattus sur le Nord, écartez vos idées reçues et partez découvrir Dunkerque et ses environs. Venez randonner sur ses plages infinies et surtout plonger dans son histoire. Car Dunkerque a traversé les siècles dans le tumulte des guerres depuis le XVIIe siècle en devenant tour à tour espagnole, anglaise, et française lors de son rachat par Colbert en 1662. Elle est bien sûr la cité de Jean Bart, héroïque corsaire dont les faits d’armes font toujours la fierté de cette ville. Sa position  stratégique à l’entrée de la Mer du Nord exacerba toutes les convoitises. Pour en cerner toute la dimension, tous les enjeux, le mieux sera de vous rendre à l’incontournable Musée portuaire. Sur trois étages, cet ancien entrepôt vous entrainera dans la  fantastique épopée du 3e port de France, un voyage visuel et sonore riche en  peintures, croquis, photos d’archives et maquettes. Des tableaux 3D vous feront partager le quotidien des dockers, des forgerons, des charpentiers et pénétrer dans les corderies de chanvre d’où sortaient des kilomètres de cordages de ces navires partant commercer dans le monde entier. Découvrez  l’activité portuaire actuelle de Dunkerque lors d’une balade d’une heure à bord du Texel. La ville porte par endroit les stigmates de toutes ces guerres, notamment ceux de l’opération Dynamo. Nous sommes en mai 1940, Le corps expéditionnaire britannique (la BEF) et l’armée française sont encerclés par la Wehrmacht et bombardés par la Luftwaffe. Au fil des jours la poche de Dunkerque étouffe les alliés et la pression allemande est telle qu’une évacuation d’urgence vers l’Angleterre s’impose. Du 27 mai jusqu’au 4 juin, 850 bateaux de tout tonnage d’une flotte hétéroclite appuyée par les pilotes de la Royal Air Force vont ainsi évacuer près de 340 000 soldats. Le remarquable « Musée Dunkerque 1940 »  est dédié à cet épisode.  Une multitude de cartes explique en détail cette opération, superbement complété par une exposition de matériel militaire retrouvé sur les lieux.

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Rando-découverte du Vexin depuis par Vaux sur Seine

Vaste de 60.000 ha , le parc Naturel du Vexin offre une infinité de parcours de randonnée. Voici un itinéraire de 25 km environ, une boucle au départ et à l’arrivée de la gare de Vaux-Seine. (Accès depuis la Gare St Lazare -Direction de Mantes-La-Jolie). Ce parcours vous fera découvrir les multiples facettes de cette région en circulant dans les vastes plaines céréalières. Vous découvrirez en chemin le célèbre château de Villette à Condécourt, lieu de tournage de nombreux films d’époque, ainsi que de beaux lavoirs bien restaurés. Ce sera l’occasion de visiter des églises de pur style roman. La première partie de cette randonnée se fait à découvert, mieux vaut donc prévoir chapeau et réserve d’eau conséquente  les jours  très ensoleillés. La seconde partie emprunte quelques routes et se déroule abritée en sous-bois. Cette randonnée pur Vexin n’offre aucune difficulté technique , elle n’emprunte que de faibles portions des GR 1 et 2,  mais davantage de PR (Chemins de petite randonnée) balisés en jaune.

La table rando de Longuesse

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Etape finale du GR1 , sortie de chantier de Grande Randonnée

Il aura fallu deux ans et demi, dix-huit étapes, à Stéphane notre sympathique, inaltérable même au rhum arrangé et imprévisible guide pour boucler le GR1, ce sentier historique de 580 km qui encercle l’Ile-de-France. Ce parcours a été pour les plus tenaces de nos randonneurs l’occasion de découvrir toutes les facettes de cette région parmi les plus boisées de l’hexagone. Car ce GR1 parcouru de gare à gare et toujours « à allure soutenue », ne fut pas pour tous une promenade de santé. Certaines portions atteignirent les 30, 35 voire 40 km, et ce quelles que furent les conditions météo. Enorme fatigue, pique-niques plus que tardifs, pauses rares et brèves, ampoules, courses finales, trains manqués de justesse, retour au coucher du soleil, le gaillard n’aura rien épargné aux volontaires qui souhaitaient l’accompagner sur cette aventure circulaire.

Une dernière étape de 25 km pour boucler un GR1 francilien passionnant

Afin de vivre cet ultime rendez-vous sur une distance théorique de seulement 25 km, une trentaine de ces fidèles se retrouvaient au départ en gare de Villiers-Neauphle. Objectif : rejoindre la gare de Saint-Nom-la-Bretèche, au complet si possible ! Vous l’avez compris, une étape de rando sur le GR1 avec ce cher leader n’est jamais sans surprise et celle-ci ne dérogea pas à la règle, avec cette fois de l’inédit ! Pour la première fois, et je randonne depuis des années, le groupe se heurta

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Rando à Sucy-en-Brie , un des symboles de la mutation urbaine francilienne

Rando périurbaine N °4

En 2030 l’achèvement du Grand Paris marquera la naissance d’une mégapole de plus de 12 millions d’habitants, composée des villes interconnectées par un maillage de nouvelles lignes de métros et tramways ou le prolongement d’autres. Loin d’être un bouleversement soudain, ce gigantisme n’est qu’une mutation lente née au XVIe siècle. Après un large volet sur les Villes nouvelles et pour mieux comprendre ce phénomène, le Voyage métropolitain nous invite lors de sa 48e édition à mettre le cap à l’est, vers la ville de Sucy-en-Brie et ses environs, une banlieue emblématique de cette mutation.

Installés dans le RER A, nous ignorons à cet instant que cette ligne la plus empruntée en IDF  nous transporte dans l’histoire même du développement de la ville. C’est bien avant sa création, en 1872, que le chemin de fer a relié la Bastille à Verneuil-l’Etang, marquant le point de départ d’une vague d’urbanisation de la Seine-et-Marne qui ne cessera d’enfler. De grands domaines nés au XVIe siècle sous la pression des crises économiques accueillaient, dès 1930, les premiers lotissements. Dès lors rien n’arrêtera cette folle urbanisation.

Une fois descendus du train, le décor nous fait tourner la page suivante de cette histoire, celle de l’émergence des grands ensembles qui poussèrent ici des années 1950 à 1970, dans le secteur du Rond d’Or. Face à la forte demande de logements en location et plus tard en accès à la propriété, les instances construisent en urgence du « provisoire » qui, hélas, va durer et souvent se dégrader. Nous traversons la Cité verte, aujourd’hui rénovée, avant de rejoindre la Fosse rouge, un autre quartier populaire qui tente de trouver un second souffle à coup de subventions. Nous parcourons le traditionnel petit centre commercial et, en contre-bas, contournons une mosquée discrète qui, blottie dans le béton, marque la présence d’une immigration bien ancrée. Non loin de là, d’anciennes cheminées désormais classées aux monuments historiques témoignent du passé industriel du département.

Les usines Saint-Gobain s’y étaient installées en 1917, bousculant un territoire encore tourné vers les cultures. Les coteaux regorgeaient alors de vergers et de vignes. Des dizaines de sentiers datant des grands domaines, puis de cette période, subsistent encore. Le promeneur s’y perd volontiers entre les nouveaux ensembles. Nous les traversons en remontant vers Ormesson pour atteindre le Parc départemental du Morbras. L’ilot de verdure de 12 ha apparaît comme tiré à quatre épingles par les paysagistes. L’harmonie florale est omniprésente et les espaces humides répartis sur plusieurs niveaux abritent une biodiversité insoupçonnée. Ormesson-sur-Marne semble, elle aussi, resurgir d’une aristocratie à peine oubliée. La modernité l’a juste relifté en une jolie ville pavillonnaire résidentielle avec en toile de fond le château ancestral et un golf.

La diversité des styles ravit les architectes du groupe. Dans une même rue ils peuvent répertorier toutes les audaces, les splendeurs, le mauvais goût ou le tape-à-l’œil du siècle de l’habitat individuel ! Nous poursuivons notre longue diagonale entamée au Parc départemental pour arriver à Chennevières. Alors que nous approchons de la zone industrielle, le décor perd de son attrait : des maisons murées et d’autres, plus modestes, bordent désormais notre chemin. Le groupe se faufile sur un sentier improbable repéré quelques semaines auparavant par les éclaireurs du Voyage métropolitain. Et là, vision surréaliste : le champ de blé de la Maillarde étale sa blondeur au milieu des cités.

Ces quelques hectares de céréales surgis de nulle part sont toujours au cœur de luttes intestines entre acteurs locaux suite à l‘abandon du projet de VDO (Voie de Desserte Orientale), un tronçon autoroutier devant relier l’est de la Seine-et-Marne à Paris. Un autre projet dénommé ALTIVAL est désormais dans les cartons. La moisson de ce mouchoir de poche restera pour nous une énigme alors que nous nous dirigeons vers les Terrasses de Chennevières.

Ce panorama nous offre un point de vue est-ouest inédit sur Paris. Le temps est dégagé et en bons randonneurs chacun s’amuse à déchiffrer le paysage appuyé sur la table d’orientation du Touring Club de France datant de 1961. Après la visite d’une maison abandonnée où la vie semble s’être arrêtée brutalement, nous descendons vers le château des Rets, un établissement aujourd’hui privé. Un sentier suivant un coteau boisé nous ramène à Sucy puis jusqu’aux bords de la Marne par la Grande Ceinture et la résidence des Berges.

Nous avons rendez-vous en ce 14 juillet avec le Big Jump. Cet événement à échelle européenne vise à promouvoir le retour de la baignade en rivière grâce à une purification progressive des cours d’eau. Pour rejoindre le spot sur les berges de la Varenne-St-Hilaire, nous nous sommes servis de la servitude de marchepied (lois de 1965-2006), un chemin à l’accès autorisé aux bateliers, pêcheurs…, pour éviter un détour. On suivra ainsi la berge en poussant l’une après l’autre les portes des jardins reliant les maisons qui bordent la Marne, avant de franchir finalement le pont de Chennevières. Les plus courageux d’entre nous se baigneront dans un périmètre aménagé par l’organisation sous la surveillance de la brigade fluviale et de la Protection civile.

Chaque randonnée périurbaine du Voyage métropolitain se terminant par un débriefing, après avoir acheté des boissons, le groupe tentera de pénétrer, en vain, par l’issue de secours du centre commercial jouxtant le RER A de la Varenne-Chennevières. Il faudra faire un détour par les escaliers intérieurs du parking géant pour atteindre le dernier étage en plein air de l’édifice, totalement désert ce jour-là. Après avoir étanché notre soif puis échangé nos expériences, il était temps de rejoindre Paris par ce fameux RER A, un des axes déterminant qui propulsa à l’époque tout ce département francilien dans une autre dimension.

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Balade d’Yerres et d’aujourd’hui au fil de l’eau

Moins connue et plus sage que l’Essonne, l’Yerres prend sa source à Guérard au nord  du hameau de Courbon. Elle coule  ainsi des jours paisibles sur près de 100 km avant de rejoindre la Seine à Villeneuve-St-Georges (91). Ce bassin fluvial de 1 000 km2 soumis longtemps aux fortes crues s’assèche et fait désormais place à la poussée urbaine. La réserve de biodiversité issue des zones humides se réduit hélas d’année en année. Afin de préserver ce patrimoine et sauvegarder les traces de son histoire, la SYAGE (Syndicat mixte pour l’Assainissement et la Gestion des Eaux du bassin versant de l’Yerres) a participé à l’aménagement des berges et de plusieurs ouvrages : la Liaison Verte. Aujourd’hui le public profite d’une jolie balade d’un douzaine de kilomètres de Boussy-St-Antoine jusqu’à Montgeron (ou inversement !) à parcourir à pied ou à vélo. L’itinéraire balisé en jaune et rouge suit au plus près cette rivière paisible d’une profondeur de 1 à 6 m. A certains passages, elle se réduit à un ru, puis soudain reprend de l’ampleur au gré de ses méandres. Ici et là quelques pécheurs tentent leur chance entre les nénuphars. Les barques de jadis semblent endormies elles aussi sous les abris de bois. Il faut qu’une base de canoë apparaisse subitement pour nous  ramener au début du XIXe siècle, période où la Yerres fut un lieu de détente et d’inspiration pour les peintres impressionnistes comme Corot et plus encore Gustave Caillebotte. Son tableau des pagayeurs sur leur Périssoire est l’un de ses chef-d’œuvres. De 1860 à 1879, l’artiste et architecte naval mondialement connu séjourna sur les rives de l’Yerres dans une villa néo-classique  aujourd’hui restaurée à l’identique par une association de soutien et par le Mobilier national jusque dans ses moindres détails. Le parc ouvert au public et le potager à vocation pédagogique, animé par une vingtaine de jardiniers bénévoles,  attirent toute l’année de nombreux visiteurs en quête de verdure et les scolaires. Une petite orangerie et une ancienne ferme modernisée accueillent  régulièrement des expositions temporaires de peintres et sculpteurs. Cette longue promenade, plutôt boisée, reste comme une  étroite brèche de nature en pleine banlieue où il fait bon pique-niquer ou déjeuner à la terrasse du restaurant du Pavillon de l’île, à Brunoy. Parfois l’Yerres s’éparpille sous forme de petites îles reliées entre elles par une série de passerelles. Des vestiges de moulins, quelques barrages témoignent de son débit d’antan.

Enfin, nul besoin de voiture pour se rendre sur les bords de l’Yerres. La ligne D du RER et la ligne R SNCF desservent toutes les gares de ce parcours dont chacun modulera la distance… au gré de ses envies.

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Rando-story : le céréales killer a encore frappé

Chaude balade de 28 km par les plaines céréalières de l’Essonnes.

 Il était une fois, une horde de marcheurs qui foulait de son pas lourd tous les sentiers de la région depuis des années, au-delà des frontières de la ville.

Aucun chemin ne leur avait jusqu’alors échappé. Cette dernière décennie, ils ont parcouru plus de kilomètres cumulés que vous ne le ferez jamais. Rien ne semblait pouvoir les arrêter, ni la canicule, ni la pluie, ni le froid et encore moins des distances indécentes. Chaque dimanche, des trains grinçants venus des gares centrales de la mégapole les déposaient dans des lieux improbables, des banlieues oubliées ou parfois même au milieu de nulle part, en pleine forêt. Une fois débarqués sur le quai, un chef donnait ses consignes. Ce n’était jamais le même à chaque mission. Au moment du départ, peu d’entre eux connaissaient réellement le parcours imposé. Ils suivraient ce guide aveuglement, comme ils l’avaient toujours fait. A cet instant précis du briefing chacun se devait d’écouter ses consignes. Il était surtout question de discipline, de sécurité. Quel qu’il soit, le chef ne déviait jamais de sa mission et son engagement auprès de l’Assault, l’Organisation Centrale,  restait total : personne devrait manquer à l‘appel lors du retour programmé dans une autre gare, souvent sur une autre ligne. Lui seul en maitrisait l’heure. Ce jour-là, CB était de service, un mercenaire en ménage avec une sert-file frêle mais tenace, le type de créature qui ne vous lâche pas d’un œil  ni sur le terrain ni dans le train en pointant les adhésions. Avant  qu’il ait fini son discours rôdé durant sa formation de meneur

Pause sous un cèdre centenaire ..quelque part entre Dourdan et Etampes.

, des marcheurs avaient détourné leur attention du leader. Sa réaction immédiate fut cinglante : « Ecoutez  je vais vous emmener dans l’enfer du sud et durant ces 28 km, certains regretteront surement d’être venu ! » . Le groupe replongea quelques instants dans un  silence  de plomb et commença sa longue marche sous le soleil déjà haut. La réputation de CB avait fait le tour de tous les groupes. Tous connaissaient sa détermination, son professionnalisme mais aussi ses faiblesses devant une bonne table. D’emblée, il leur imposa un rythme rapide, ils traversèrent Dourdan sans y jeter un regard. L’asphalte des rues laissa vite place à la terre d’un sentier à la sortie de la ville. Les maisons de pierre disparurent peu à peu du décor, l’immensité s’ouvrait devant eux. Ils levèrent les yeux au sommet d’une ultime côte boisée et réalisèrent soudain le sens exact de la promesse de CB. Des champs de blé, d’orge, de seigle s’étendaient à perte de vue dans une platitude désolante alors que l’astre solaire ne cessait de monter, diffusant ses premiers rayons mortels sur la plaine. Les marcheurs novices échangèrent des regards inquiets, un vieux routard de l’Assault se redressa après l ‘effort, releva le bord de son chapeau délavé par les UV et murmura d’une voix lasse : «  Si vous le connaissiez pas, vous venez de comprendre pourquoi on surnomme ce mec  : Céréales Killer. Inutile de chercher l’ombre d’un arbre, il n’y en a pas. » Et d’ajouter avec un sourire narquois : « Allez, prenez en de la graine et consolez-vous car c’est le moment de se faire du blé ! » . La blague s’avéra aussi plate que les kilomètres se déroulant devant eux. Seuls les pylônes des lignes haute-tension avaient poussé dans ce désert agricole sans la moindre ferme à des lieues à la ronde.  Pas d’échappatoire, pas la moindre gare de repli, la seule issue sera pour tous de bouffer un maximum de distance avant la pause déjeuner puis d’atteindre Etampes… tous vivants. Ils marchaient ainsi depuis plus de trois heures, soit près de 15 kilomètres, lorsqu’un premier bosquet digne de ce nom leur offrit enfin suffisamment d’ombre pour planter le camp. Epuisés, ils se jetèrent sur le sol pour reprendre des forces. Une fois calés avec des rations de survie en milieu hostile, la plupart d’entre eux tombèrent dans un semi-sommeil. Ici un homme à demi-dénudé et bavard rompait le silence réparateur. Là, un autre plus rond resservait son sempiternel tour de taï  dans l’indifférence collective. CB s’était endormi, à quelques pas une marcheuse solitaire s’agitait à l’orée du bois en luttant sans espoir contre les insectes attirés par une tunique bariolée peu adaptée au camouflage. Enfin, le leader sortit de sa léthargie digestive, consulta sa montre, jeta son regard d’expert sur la carte IGN au 1:25.000e et lança à l’assemblée : «  Il nous reste 12 à 13 km ; vous avez trois minutes pour vous bouger ». Ils relacèrent leurs godillots, bouclèrent leurs

L’Essonnes, le GR111 .. et son relief !

besaces allégées du repas et s’enfoncèrent dans un sous-bois providentiel. Le matheux de service calcula que cette distance restant allaient prendre près de trois heures d’efforts supplémentaires. Un marcheur averti déclara plein d’espoir : « Selon mes infos, avec un peu de chance, on chopera le train de 17h30. » CB se moquait des infos des uns et des autres. Il n’était pas du genre à courir après les trains. Le taux d’humidité avait soudain grimpé sous la couverture nuageuse, l’orage menaçait au loin. Quelques gouttes laissèrent même croire un instant que l’heure tant attendue de délivrance de la chape thermique allait sonner, mais en vain. Les derniers kilomètres dans les faubourgs d’Etampes torturaient les membres échauffés, le niveau des gourdes avait atteint un seuil critique et cette p… de gare n’arrivait toujours pas. Lorsqu’en fin ils aperçurent la structure du hall en contre-bas, ce fut pour constater le départ d’un train… leur train. La horde aguerrie n’en était pas à son premier déboire au terme d’une épopée sauvage. CB les regarda les uns après les autres. Certains avaient leur compte et ne rêvaient que d’un retour immédiat. Les autres connaissaient la marche à suivre en cas de coups durs du destin. Toutefois, Céréales Killer s’empressa de rappeler la maxime aux moins affutés face à l’adversité : « Eh l’Essonnes of a …, quand il y déboire ? Y a plus qu’à aller boire . Et quitte à bouffer des céréales autant finir par le houblon ! » . C’est à cette réactivité devant l’imprévu que l’on reconnaît les vrais leaders, cette trempe qui pousse le marcheur au delà de ses limites et au bistrot le plus proche le moment venu. Ils n ‘étaient plus qu’une poignée sur la terrasse du troquet. CB n’avait cure de leur fatigue du jour, de leurs douleurs du lendemain, persuadé qu’ils le suivraient un autre dimanche vers de nouvelles aventures, loin de l’univers de béton qui les oppresse, au travers d’autres champs, par d’autres vallées d’Ile de France.

The End.

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Avertissement : Toute ressemblance  dans cette fiction avec des personnes réelles ou ayant existé ou une association de randonnée ne serait que forfuite.

Toutes les App spéciales Compostelle (ios et androïd)

Le pèlerin du XXI e siècle n’ a jamais été aussi connecté. !  Grâce aux nouvelles et nombreuses App disponibles sur smartphone, il peut aujourd’hui (presque) s’affranchir d’emporter un ou deux guides papier et marcher vers Compostelle allégé de 200 à 450 gr. D’ailleurs certains éditeurs comme Miam Miam Dodo l’ont bien compris en proposant des versions numériques de leurs publications traditionnelles.

l ‘App Buen camino en action.

Ces applications permettent évidemment de se positionner sur son itinéraire avec le Gps , d’évaluer ainsi le kilométrage parcouru ou restant, de planifier ses étapes suivant les possibilités de ravitaillement et surtout d’hébergement. Afin d’économiser les batteries et garantir un bon fonctionnement hors connexion internet 3G ou 4G , ces App sont  le plus souvent téléchargeables une fois pour toutes avant de partir . Les hébergements répertoriés présentent photos,  les divers  tarifs, mail téléphone accessibles d’un clic et certains le nombre de places encore  disponibles. (Néanmoins, je vous conseillerais d’appeler pour vérifier). Divers services comme la Poste, les pharmacies ou banques etc… Côté coût, beaucoup d’App sont gratuites hélas avec plus ou moins de pubs parasites à la clef. Les mises à jour sont en principe gratuites via les plate-formes Google Play et Apple Store. Voici une sélection des meilleures App du moment.

Gain de poids, positionnement, calcul des étapes, appel direct des hébergeurs, photos des hébergements, mise à jour garantie, gratuité ou faible coût, contact possible avec d’autres marcheurs. Usage multi langues.

Pas d’annotations perso,  bug possible, visualisation des étapes et infos médiocre sur les petits écrans, pas de revente possible. Coût parfois élevé pour les variantes  (N’est-ce pas Miam Miam Dodo !). Vérifiez la durée de la licence. Souvent payante au renouvellement après un an.

CHEMINS DE SAINT-JACQUES  Midi-Pyrénées (Gratuite – Ios et android)

Cette application a été élaborée en partenariat avec l’ACIR Compostelle (Association de Coopération Interrégionale), la FFRP  Midi-Pyrénées), les 8 CDT  et l’ensemble des Offices de Tourisme situés sur les chemins de St-Jacques. Elle couvre les  tronçons des 3 principales voies jacquaires qui traversent la région : – chemin du Puy, chemin d’Arles et chemin du piémont pyrénéen).  Au menu un descriptif complet et illustré de chaque étape, des fiches de découverte du patrimoine culturel et naturel, une liste d’hébergements, de restaurants, de services pratiques (commerces, pharmacies, points d’eau, tables de pique-nique, etc.), un chat en ligne, création et stockage de l’itinéraire, météo à 5 jours,

BUEN CAMINO  (Gratuite . Ios et android)

Cette application  espagnol très aboutie couvre les principaux chemins de la péninsule ibérique : Francès, Norte, Aragon, Madrid, Camino des Anglais… Elle est disponible en 6 langues et dispose d’outils intéressant notamment des alertes sur les changements ou problèmes ponctuels des chemins. Le planificateur d’étapes et le tracés des voies sont aussi pratiques. Tous les services sont mis à jour régulièrement et l’App ne comporte aucune publicité.

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Du Puy-en-Velay à Roncevaux, un chemin de Compostelle mythique… en libre-service

2014-2019 Un cinquième chemin vers Compostelle,  en quoi diffère-t-il de mes autres parcourus aussi en intégralité et  pourquoi une telle addiction  ? Tentatives d’explication.

Qualifié de multi-récidiviste, je reconnais les faits ! Ils remontent à 2014 lorsque je tombe dans l’addiction de l’itinérance un peu par hasard, après avoir lu le livre de Jean-Christophe Ruffin. Elle débute par un shoot initiatique : le Camino de Francès. Emprunté par 80 % des pèlerins, il offre en effet à un bon marcheur tous les services pratiques en terme de ravitaillement, hébergement ou transport pour satisfaire sa quête d’évasion, de réflexion sur soi et bien sûr de spiritualité. Personne n’y échappe, que l’on soit routard, bab, marathonien surentrainé, retraité en goguette, femme esseulée, cœur brisé ou endeuillé, famille chrétienne, marcheur contemplatif… chacun taille la route en se débarrassant du superflu et en dépassant souvent des limites mentales ou physiques insoupçonnées.

2017 – Le camino del Norte

J’enchaînais l’année suivante par le Camino Portugais, de Lisbonne au cap Finisterre. Ce chemin de 670 km fut réalisé en couple, un duo franco-germanique improbable issu d’un épisode romantique  « hors contrat » (le mien !) né sur le Francès. N’en déplaise aux idéalistes du camino curatif, rédempteur, révélateur ou introspectif, ces longues randonnées propices à tant de rencontres spontanées sont loin d’être anodines. L’année 2016 fut ainsi celle de la débâcle marquée par de fortes turbulences, la rupture prévisible de l’épisode romantique et d’un divorce à la clef. Il a fallu que j’attende 2017 pour remettre un peu d’ordre dans ma vie et repartir cette fois sur le Camino del Norte. De l’initiatique au romantique, je passais au sportif de nouveau en solo, une balade de 900 km avec 13 000 m de dénivelé positif le long de la belle côte du nord de l’Espagne.

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Refaire son sac pour Compostelle, en mieux et en 5 photos

A l’occasion de mon 5 e chemin vers Compostelle ** ( Départ prévu 30 avril 2019 – Le  Puy-en-Velay – St Jean Pied de Port -800 km ), j ‘ai revu quelques détails pour améliorer l’équipement et surtout tenter de rester sous le seuil des 9 kg (avec eau). Revue de paquetage .

Principaux changements

Packing : Je teste ici  le nouveau sac à dos Kestrel Osprey de 48 litres et ses 3 pack cubes ultralégers en remplacement des classiques sacs plastiques de congélations zippés.  Ceux -ci assez bruyant à manipuler et qui finissent  par se déchirent après plusieurs semaine. La grande pochette Osprey à double-compartiment contient tous les vêtements, une autre  de taille intermédiaire est destiné au kit nuit . Enfin la pochette small rassemble les divers accessoires du voyage . Côté papier, argent, lunettes, j’ai délaissé la sacoche Eastpack un peu lourde pour une ceinture ultra légère Décath. Même trousse à pharmacie (antalgiques, pansements, Compeed, antihistaminique, kit couture ampoule..)

Vêtements/chaussures : Deux T-shits Odlo remplacent les vieux Décath. Une paire de chaussures trail Décath (12€ !) remplace  les sandales . (moins aérées mais plus pratiques pour se balader le soir en ville ). Investissement dans une doudoune duvet de chez Cumulus (marque polonaise – 185 gr – 130€). Je reste fidèle aux chaussettes Monnet (Mérinos-synthétiques) qui assurent un bon compromis confort/rapidité de séchage). Malgré mes déboires sur le chemin d’Arles (pb de semelles après 800 km) , je repars avec les Respond GTX de Meindl, qui m’offrent le meilleur confort depuis trois ans. Chapeau large aéré synthétique qui remplace le  grand bob coton.

 

 

 

 

 

Kit toilette/lessive : j’adopte un mini sac à dos Décathlon ultra léger. Il contient produits et serviette et s’accroche facilement dans la douche.

Hydratation : gourde métal Décath + adaptateur pipette La Source. Je préfère ce matériel à mettre à l’extérieur du sac, plus facile pour refaire le plein que ma poche à eau Platypus 1.5l habituelle (très pratique en rando à la journée)

Orientation/Communication : Nouvelle coque de protection pour l’Iphone (casse d’écran l’an dernier) , batterie  supplémentaire 4400 mha, guide Miam Miam Dodo , App Iphigénie avec trace intégrale gpx Gr 65 + App Miam éventuellement. Montre podomètre Décath.

 

Mes divers chemins vers Compostelle :

2018 Chemin d’Arles (935 km Arles- Toulouse-Pau-Col du Somport-Punta La Reina) https://wp.me/p6NqC2-12Y

2017 Camino del Norte (800 km- Irun-Bilbabo-Santender -St Jacques -Muxia) https://wp.me/p6NqC2-F2

2015 Camino Portugais (700 km Lisbonne-Porto – St Jacques -Cap Finisterre) https://wp.me/p6NqC2-1n

2014 Camino de Francès (890 km  St JPP – Roncevaux – Leon- Burgos -St Jacques) https://wp.me/p6NqC2-5V

 

Le site pratique de toutes les randonnées par Richard Kirsch

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L'urgence est au bonheur, by Sophie Ausilio

Humons-le chaque jour (Derrière chaque photo une histoire)

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De week-ends en tours du monde, nos vadrouilles autour de la planète !

Les petites escapades de Thia

Carnet de voyages autour du monde

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