Archives pour la catégorie Randonnées France

REVISITEZ VOS CLASSIQUES : Foret de Versailles – Etangs de la MINIERE

La forêt domaniale de Versailles s’étend sur plus de 1000 ha dans les Yvelines (78). Véritable patchwork de zones boisées imbriquées dans le tissu urbain, elle fait le bonheur des randonneurs, amateursVTT ou joggers franciliens . Voici un parcours d’une vingtaine de kilomètres entre étangs et collines.

Il est facile de rejoindre la forêt en transport en commun. La gare la plus proche est celle de Versailles-Chantier par la ligne N SNCF. Dès votre sortie, contournez la gare et piquez directement par la droite en direction du sud. Après avoir retraverser les voies, vous rejoindrez le GR11 en passant sous la N12 . Vous êtes alors dans le Bois du Cerf Volant et la route de Sabaques vous conduira à la Route de la Porte de la Minière et ses étangs.

Une longue balade de 20 km qui suit la Vallée de la Bièvre et ses étangs .

La première pièce d’eau rencontrée est l’ Etang de Geneste. Vous suivrez ce joli sentier jusqu’à la station d’épuration avant d’atteindre l ‘Etang du Val d’Or. La Route de la Fontaine Blanche suit les berges au bas de coteaux escarpés.

L’étang du Moulin du Renard

Il vous faut maintenant contourner le magnifique étang du Renard . Une fois sur l’autre berge , vous pourrez faire la pause déjeuner de cette randonnée sur l’aire de pique-nique qui domine l’étang .

Vous avez alors parcouru une dizaine de kilomètres et vous longerez les étangs sur l’autre rive pour retrouver le cour de la Bièvre pour reprendre un train sur la ligne du RER C qui traverse interminablement Paris . La balade jusqu’aux gare est agréable et suit un sentier bien propret.

Bois de la Garenne des Loges
Le magnifique viaduc de Buc bâti au XVIIe pour alimenter la capitale sous le règne de Louis XIV.

Téléchargez la trace de cette randonnée :

https://www.visugpx.com/kGjRwn61pF

Comme la plupart des forêts domaniales, celle de Versailles est également très bien balisée afin de se repérer sur les nombreux carrefours en étoile. La carte IGN ne sera pas de trop !

Randonnée relativement facile. Le week-end , durant les beaux jours, randonneurs, familles à poussette et VTT cohabitent parfois difficilement dans cette forêt très fréquentée

IDEE Rando tonique à fontainebleau 18 km -de gare à gare

Cette randonnée assez courte cache bien son jeu. Ce très beau parcours de seulement 18 km emprunte en effet les fameux sentiers Denecourt et cumule un joli dénivelé au final avec l’alternance de passages en terrain plat. C’est aussi de profiter de l’hiver pour découvrir des panoramas moins connus cachés par la végétation estivale. Cette randonnée se faufile entre les fameux rochers de gré qui peuvent être très glissant les jours pluvieux.

Cette randonnée de 18 km débute à l’arrêt en forêt de Fontainebleau et se termine à la gare d’Avon. Côté train, il y a un TER toutes les demi-heures environs jusqu’à la gare de Lyon.

Téléchargez la trace de cette randonnée :

https://www.visugpx.com/xazEXLLqr6

les marcheurs à Fontainebleau

FAC buissonnierE ET trek parigot un jour de revoLTE ordinaire

Inscrit cette année en auditeur libre à la faculté de Tolbiac en Licence 1 Géographie, je n’ai sans doute pas fait le meilleur choix. Le campus est depuis des mois au bord de la révolution. résultat : annulation de cours et pérégrination au long cours !

Ce matin-là, le site Pierre-Mendès-France de Paris I est une fois encore en effervescence, les étudiants restant très mobilisés contre la réforme des retraites. L’amphi  H vide, le cours magistral annulé vu la fréquentation insuffisante doit être remis à plus tard dixit le prof présent à l’entrée. Température fraiche, soleil radieux, je décide de rejoindre ma banlieue à pied depuis la station Olympiades de la Ligne 14. A  Paris, certains marchent les jours de grève des transports, moi, je marche les jours de blocage de fac. Chacun son truc.

Auditeur à la fac de Tolbiac, c’est déjà une aventure !!

Cette longue diagonale buissonnière qui se dessine est en fait providentielle et tombe à pic pour parfaire ma préparation physique en vue de mon 6e  chemin de Compostelle, entre Séville et Saint- Jacques, prévu en avril prochain. Parmi les autres prétextes plus ou moins crédibles, j‘ajouterai que « tout bon géographe doit être présent sur le terrain pour en cerner les aspects cachés ou les moins évidents à déchiffrer », selon notre prof de topologie

Parcourir Paris à pied est de loin la meilleure façon de découvrir voire redécouvrir la capitale. La densité de rues est telle que l’on peut varier les itinéraires à l’infini avec la certitude de trouver une boulangerie, un supermarché ou un bistrot à l’heure du déjeuner ou du goûter. D’ailleurs, je ne suis pas certain que ce genre de rando intramuros ait le moindre intérêt pour votre régime minceur !

Manufacture Nationale

Faible consolation, ce triste spectacle n’est pas offert aux regards des touristes chinois qui ont déserté la capitale, bloqués dans l’Empire du Milieu par une épidémie de coronavirus carabinée. (Nos visiteurs asiatiques représentant désormais 11% des touristes, le manque à gagner va plomber gravement les recettes. Aïe.)

Lors de cette remontée vers Bois-Colombes, j’opte pour une trajectoire nord-ouest pifométrique. L’essentiel étant de profiter de la balade sans rallonger l’itinéraire outre mesure. Celui-ci passe d’abord par la place d’Italie (XIIIe). Elle fait partie des cinq places relookées à l’initiative de madame Hidalgo, la maire locale dont l’objectif est de rendre la ville aux piétons. Cela ne va pas sans quelques désagréments pour les malheureux automobilistes coincés dans de nouveaux bouchons nés de ces chamboulements. Puis je bifurque par l’avenue des Gobelins.

Eglise St Etienne du Mont

Mais c’est le cours de l’histoire… et le cours de géographie étant annulé, je décide de faire quelques emplettes au Vieux Campeur dans le 5e arrondissement.

A l’approche des Halles

Mêmes les Parisiens les plus affûtés ne comprennent rien à l’organisation du Vieux Campeur, pourtant le magasin de référence et de sérieux en matière d’équipements de loisirs Nature.

. L’enseigne ne cesse d’ouvrir des locaux spécialisés, éparpillés dans tout le quartier depuis des décennies et d’en fermer certains. Mieux, les magasins changent de spécialités à chaque rentrée, un turn-over difficile à suivre… mais pas impossible ! Je traverse ensuite la Seine non sans avoir inspecter de loin les travaux de réparation de Notre-Dame après le gravissime incendie. L’édifice est désormais consolidé sous toutes les jointures et cerné de grues. Le parvis devrait être bientôt accessible.

Le parvis devrait être bientôt accessible. Quant à l’échéance d’une réouverture totale en 2024,  date des J.O, elle relève d’une pure utopie présidentielle qui fait marrer les spécialistes des monuments historiques. Puisque nous parlons d’architecture et des défis parisiens, je ne peux que me diriger vers les Halles pour aller une nouvelle fois admirer le forum recouvert de sa fameuse Canopée et ses nouveaux jardins. A part la couleur, j‘avoue que la réalisation de cette vague ondulante me plaît bien. La plongée dans les entrailles commerciales et le métro par ses nombreux escalators a quelques choses de vertigineux.

Le célèbre « trou des Halles » qui défia la chronique très longtemps semble donc avoir une véritable envergure. Les jardins très aérés lui donnent aussi une réelle respiration. Il fait bon désormais s’y balader sans craindre d’y croiser des dealers au coin d’un bosquet empestant l’urine. Enfin en  principe…

Le forum revêtu de sa canopée de verre et d’acier. Métamorphose plutôt réussie d’un quartier historique après des années d’errance et de polémiques.
La Bourse du commerce entièrement rénovée tout au bout du parvis des Halles , un endroit qui invite désormais les parisiens à la balade ou au farniente

Cette diagonale buissonnière se prolonge vers le quartier  l’Opéra. J’y accède en remontant la rue Sainte-Anne . Ce fut jadis, le cœur battant de la population gay parisienne avant qu’elle ne migre vers le Marais. Aujourd’hui la rue n’est plus qu’une litanie de restaurants  principalement japonais.

Je sais, je sais, en tant qu’élève géographe momentané, je devrais en principe chercher des explications sociologiques aux occupations successives des populations immigrées de la ville. Mais je me contente ce matin de traverser le décor entre les derniers vestiges du nouvel an chinois et les panneaux des soldes finissantes. Et puis ce parcours a au fond des allures plus touristiques que celle d’une exploration ethnographique !

La place des Victoires et sa couronne de boutiques de luxe et de décoration

Je  découvre au fil des rues des boutiques surprenantes pour le randonneur averti, comme ce « cordonnier Vibram »  de la rue des Petits-Champs qui étale en rayon une foule de chaussures aux semelles bien connues sur le marché. La traversée du XVIIe prolonge cette randonnée urbaine dans un univers aussi chic. Je suis loin des axes populaires du XVIIIe ou bobo du XXe arrondissement.

Le dôme d’entrée de la gare St Lazare Cours de Rome.

Le franchissement du périph à la porte des Ternes ne me fait pas changer de standing lorsque je rentre enfin dans Levallois-Perret. La ville de la Balkany family occupe une place de choix sur la première couronne. Avenues taillées au carré abritant de grandes sociétés comme Guerlain ou BASF, ou grosses agences de pub. Les groupes de presse ont tiré leur révérence depuis quelques années pour investir des communes aux loyers plus abordables leur offrant des niveaux de taxes défiant toute concurrence.

Le business local propulse à cette heure du déjeuner une masse de jeunes cadres branchés dans les fast-food et le kebab côtoie le resto bio. Je me pose dans le joli parc de la Planchette pour apaiser mes tibias martyrisés par le bitume depuis plus de 15 km avant de rejoindre les bords de Seine. Les urbanistes ont là aussi repoussé ou gommé les anciens docks et usines poussiéreuses désaffectées de naguère. Aires de jeux, promenades arborées, buvettes se succèdent le long du fleuve. Et dire que gamin je venais ici-même plonger dans les bassins de la piscine olympique de Levallois !

L’église St Odile plantée sur le boulevard des Maréchaux non loin de la Porte Champerret
La mairie de Levallois-Perret , fief du sulfureux couple Balkany.
FERS , la sculpture de bronze symbolisant la fin de l’esclavage . (De Driss Sans- Arcidet 2009)
le joli parc de la Planchette au cœur de Levallois .
La gare d’Asnières.

Arrivé sur l’autre rive, j’arrive en terre connue, à Asnières, ma ville natale, où j’ai passé mes quinze premières années – c’est vous dire. Le quartier de la gare s’est métamorphosé sous l’effet de la boboisation galopante. Cinéma l’Alcazar ripoliné, commerces de bon goût, école privée Sainte-Geneviève, tout y est . Dix minutes de train suffisent désormais pour rejoindre la gare Saint-Lazare en effaçant les frontières entre banlieue et capitale. . Je remonte le quartier Flachat qui me conduit à Bois-Colombes, ma destination finale. Ma montre connectée affiche 23 400 pas et une dépense de 1 240 kcal. Décidément le vocabulaire fitness me laisse perplexe. Alors disons que cette journée de révolte estudiantine à Tolbiac m’a offert une balade surprise de 16,7 km. Finalement, la vie d’étudiant d’un retraité n’est pas désagréable. Allez, continuez le combat !

Découvrez LES sentiers périurbains de Bordeaux

Le Sentier des Terres Communes, imaginé par Bruit du frigo, propose 300 km d’itinéraires de randonnée à travers la périphérie bordelaise sous la forme de 15 boucles jointives.

En 1999, Yvan Detraz, alors étudiant en architecture et co-fondateur de Bruit du frigo,  mène une expédition pédestre de 3 mois et 1000 km à travers la périphérie bordelaise pour cartographier les espaces délaissés et les chemins. Google map n’existe pas encore  et il progresse avec l’aide d’une simple carte IGN. Le but de cette mission visait à révéler le potentiel d’évasion du périurbain bordelais et à y développer l’itinérance

Les 15 boucles périurbaines totalisent 160 km de sentiers

De cette expérience fondatrice sont nés les concepts de Randonnée périurbaine et de Refuge périurbain. Si à cette époque, personne n’imaginait randonner au milieu des lotissements ou au bord de la rocade, aujourd’hui de plus en plus de curieux souhaitent découvrir leur ville autrement en s’aventurant dans les interstices de l’agglomération.

Les refuges périurbains, un concept innovant qui attirent de plus en plus de marcheurs en quête d’évasion.
Carte des refuges périurbains de Bordeaux
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Les refuges périurbains, un concept innovant qui attirent de plus en plus de marcheurs en quête d’évasion.
Carte des refuges périurbains de Bordeaux
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Rando 92 – La grande boucle naturo-urbaine du sud

Les randonnées en Ile-de-France conduisent au fil du temps à réinventer les itinéraires, à alterner les passages en forêt et en ville. Il faut alors se faufiler dans les espaces verts à travers les cités ou banlieues pavillonnaires qui forment ce patchwork si particulier de la région parisienne. Découverte sur 23 km de Meudon, Chatenay-Malabry et du Plessis-Robinson.

Rando Sport et Nature organisée et guidée par Geneviève le 2/2/20

rando mixte de 23 km , entre nature et décors périurbains.

Si la traversée de ce quartier n’est pas des plus excitantes, elle fera  néanmoins découvrir à certains l’ampleur de la cité conçue après la dernière guerre par l’architecte promoteur Ferdinand Pouillon, souvent très controversé, qui marqua son époque par son défi, celui de construire des centaines de logements en un temps records et au moindre coût. Ce passage dans l’immense complexe mêlant tours et espaces verts nous amène ensuite dans le Bois de Verrière, blotti entre Villacoublay et la Butte Rouge de Chatenay-Malabry

l’ensemble conçu par Ferdinand Pouillon à Meudon-la-forêt


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C’est ainsi l’occasion de revisiter des endroits moins fréquentés, de suivre des PR improbables qui sillonnent des coins de verdure sauvés par miracle de l’urbanisation forcenée. Toujours fidèle à notre concept d’un parcours de gare à gare, nous sommes partis cette fois de Paris Montparnasse pour rejoindre celle de Chaville Rive Gauche.  La première partie de cette randonnée de 23 km débute par une  première longue diagonale dans la forêt de Meudon aux abords de Viroflay avant de rejoindre Meudon-la-Forêt en enjambant la N118 par la passerelle, face à l’hôtel Ibis.

Téléchargez la trace de cette randonnée :

https://www.visugpx.com/rdOCvIXRt6

rando mixte de 23 km , entre nature et décors périurbains.

Si la traversée de ce quartier n’est pas des plus excitantes, elle fera  néanmoins découvrir à certains l’ampleur de la cité conçue après la dernière guerre par l’architecte promoteur Ferdinand Pouillon, souvent très controversé, qui marqua son époque par son défi, celui de construire des centaines de logements en un temps records et au moindre coût. Ce passage dans l’immense complexe mêlant tours et espaces verts nous amène ensuite dans le Bois de Verrière, blotti entre Villacoublay et la Butte Rouge de Chatenay-Malabry

l’ensemble conçu par Ferdinand Pouillon à Meudon-la-forêt


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